On connaît
tous la Directrice
d'études à l'École
pratique des
hautes études
nommée Esther
Benbassa. Non
pas pour la
qualité de son
enseignement,
mais plutôt
pour ses prises
de positions
développées
dans ses chroniques
publiées dans
les quotidiens
nationaux, tels
Le Monde, Libération
ou encore Le
Figaro, mais
aussi dans différents
débats publics
sur les plateaux
de télévisions.
Une orientation
allant systématiquement
à l’encontre
des intérêts
de la communauté
juive exprimés
par les plus
représentatifs
de ses membres
ou, tout simplement,
par le CRIF,
instance reconnue
par les pouvoirs
politiques quels
qu’ils soient.
Une palette
succincte de
ses dires et
écrits nous
situera immédiatement
la dame.
-Désignation
d’Ilan Halimi
de « bonhomme
» lors de l’émission
Arrêt sur image
? Qualification
irrespectueuse
faite à celui
qui fut victime
du « gang des
barbares ».
-Apport de
son soutien
à une pétition
réclamant une
seconde diffusion
du film « Route
181, fragments
d’un voyage
en Palestine-Israël
», des cinéastes
Eyal Sivan et
Michel Khleifi,
lors du 26e
Festival International
de Film Documentaire
qui s’est déroulé
au Centre Pompidou,
à Paris, en
mars 2004. Cela,
suite au veto
du Ministre
de la Culture
de l’époque
qui s’était
alarmé « sur
les dangers
de tout point
de vue unilatéral
» confirmant
ainsi le « parti
pris (du film)
hostile à l'existence
d'Israël et
qui peut nourrir
l'antisémitisme
» (sic).
- Publication
dans Libération
d’une chronique
titrée « Entre
la honte et
la rage » qui
interroge, d’emblée,
son lectorat
: «Comment,
en tant que
juifs, rester
sourds et aveugles
à tout cela
? Comment nous,
les persécutés
d'hier, sommes-nous
en mesure de
supporter la
persécution
des Palestiniens
? ». « (…) les
horreurs que
subissent les
Palestiniens
nous plongent
dans la plus
profonde honte
». Du Edgard
Morin dans l’esprit
et avant l’heure.
Trois exemples,
parmi tant d’autres,
qui démontrent,
sans l’ombre
d’un doute,
son adhésion
au ‘’politiquement
correct’’ en
vigueur en France.
Ce qui l’amène,
tout naturellement,
à supporter
les auteurs
du livre « OPA
sur les Juifs
de France »
de Cécilia Gabizon
et de
Johan Weisz,
alias Johnatan
Myara. Ouvrage
« qui n’a rien
d’exceptionnel
dans leur démarche,
ni qui soit
susceptible
de justifier
le chahut qu'elle
a suscité à
l'intérieur
du noyau dur
de la communauté
juive ». Dixit
sa dernière
publication
dans Le Figaro
intitulée :
« La France,
un vivier pour
Israël ? ».
Mais ce qui,
ici, dénote
particulièrement
son ‘’abus’’
de langage habituel,
ce n’est autre
que le paragraphe
suivant : «
Ce plan pour
lancer l'émigration
échoue, malgré
les méthodes
de marketing
utilisées et
l'argent dépensé,
sans compter
la complicité
de rabbins,
d'intellectuels,
d'instances
et de médias
communautaires
qui rejoignent
l'entreprise
en surfant sur
la dénonciation
d'une insupportable
critique d'Israël
et de l'antisémitisme
».
Ainsi est
réduite la vocation
de l’Agence
juive. A un
‘’complot sioniste’’,
donc forcément
louche et malhonnête,
auquel des rabbins,
intellectuels,
instances et
média communautaires
français participent
par leur « complicité
». Si cela n’était
un complot israélien,
mais seulement
une entreprise
s’exprimant
au grand jour
depuis la date
de sa création
-soit 1929-,
selon les règles
du pays d’accueil,
financée par
les impôts d’un
état de droit
se voulant refuge
de tous les
Juifs de par
le monde en
situation sécuritaire
précaire, et
de tous les
autres selon
leurs desiderata,
nul doute, alors,
que la Directrice
d’études aurait
parlé de « participation,
coopération,
contribution
ou autre collaboration
».
Mais ce n’est
pas le cas.
S’obligeant
à ‘’taper’’
sur la communauté
juive française
pour cause de
soutien têtu
et indéfectible
à l’état d’Israël,
Esther Benbassa
a choisi d’employer,
en toute connaissance
de cause, l’image
de « complice
» à celle d’adhérent
d’une mission,
d’un devoir
ou d’une bonne
action qui caractérise,
souvent, le
bénévole.
Ce choix
de vocabulaire
dépeint précisément
la ‘’pensée’’
de celle qui
se prénomme
Esther, mais
qui n’a aucune
ressemblance
intellectuelle
avec celle qui
s’opposa à Haman
et qui le fit
pendre en lieu
et place de
la communauté
juive de Perse.
Son titre, déployé
comme signature
au bas de chaque
écrit ou rappelé
lors des débats,
en est une preuve
évidente. A
son niveau,
on est sensé
connaître le
poids des mots.
Un ‘’raisonnement’’,
donc, qui affronte
en tous points,
la très grande
majorité de
la communauté
juive française
qui, elle, se
voit honorée,
entre autre,
par l’accueil
réservé à Ehud
Olmert lors
de sa visite
aux USA ces
derniers jours.
Un Premier Ministre
représentant
le peuple israélien,
mais également
les Juifs de
la diaspora
pour cause d’adhésion,
pleine et entière,
à la culture
et aux valeurs
de ce pays,
principalement
depuis l’an
2000 et le déclenchement
de la « guerre
d’Oslo ».
Une ‘’méthode’’
benbassaresque
qui illustre
son manque d'attachement
à Israël et
son peuple,
mais surtout
sa « complicité
» avec les tenants
du « politiquement
correct » si
prompts à salir
les Juifs, les
Sionistes et
les Israéliens.
Victor PEREZ
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