La police judiciaire a mis lundi en garde à vue Dhaou Meskine,
musulman qualifié de « rigoriste » (nouvel euphémisme pour dire « radical ») par
ses pairs. Mais un réseau d'écoles coraniques déguisées en "soutien scolaire",
en collège et en maternelle semble également intéresser les juges
antiterroristes. Sale temps pour les dhimmis de l'UMP qui draguaient les voix
mahométanes !
Dans notre précédent article, nous vous informions que Dhaou
Meskine (à gauche sur la photo), secrétaire général (et non président) du
conseil des Imams de France, avait été arrêté par la police dans le cadre d'une
enquête pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste » et « financement du terrorisme ». (http://www.france-echos.com/actualite.php ?cle=9644)
Une vingtaine d'autres islamistes ont été arrêtés en même temps.
Quelques uns ont été relâchés, mais une quinzaine restent en garde à vue.
Quelques informations complémentaires sur les personnes
interpellées :
Dhaou Meskine a fondé l'école Réussite, premier « collège
musulman » de France en Seine-Saint-Denis, qui cherche à obtenir l'aval d'un
contrat d'association avec l'Etat afin que ses enseignants soient payés par
l'Etat français.
Parmi les leaders de l'islam de France, Dhaou Meskine est l'un des
rares à avoir une formation en « sciences islamiques ». Il est donc imam de la
mosquée de Clichy-sous-Bois (93), ville qui s'était illustrée lors des émeutes
de novembre 2005.
Dhaou Meskine dirige un vaste réseaux d'associations islamiques,
avec, comme souvent dans ce genre d'affaires, de multiples prête-noms. C'est
justement ce réseau que la police antiterroriste essaie de dénouer.
Dhaou Meskine a pris une part active à la naissance de l'Union des
organisations islamiques en France (UOIF), filiale française des Frères
Musulmans. Mais ce Tunisien est également membre du mouvement islamiste tunisien
En-Nahdha, lui aussi satellite des Frères Musulmans. Cependant, Dhaou Meskine a
été évincé de l'UOIF suite au « complot des Marocains » (Fouad Alaoui et Lhaj
Thami Breze) et aussi parce qu'il commençait à sentir le soufre après le
démantèlement du réseau de soutien au gang d'islamo-gangsters de Roubaix
partiellement neutralisé en 1996.
Dhaou Meskine fonde alors le Conseil des imams de France, puis
l'association Réussite chargé de « soutien scolaire » auprès d'« élèves en
difficultés ». Mais on sait que ces « soutiens scolaires » ne sont qu'un
paravent dissimulant souvent des cours d'Arabe et surtout de Coran, ce qui
permet de bénéficier de subventions publiques. L'association Réussite est à
l'origine de la création du « collège » Réussite à Aubervilliers (93) en 2001,
et également de la « maternelle » Omar à Bondy (93). Le « collège » Réussite,
très curieusement, prétexte des difficultés financières pour demander à l'Etat
un contrat d'association.
En tout cas, ces « madrassas » (écoles coraniques) déguisées
semblent intéresser les juges antiterroristes et leurs collègues de l'Office
centrale pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).
En effet, parmi les personnes interpellées en même temps que Dhaou
Meskine et son fils Malek, on trouve Fayçal Menia, directeur adjoint du
« collège » Réussite et président de l'Association des musulmans de Saint-Denis,
de l'Association des parents d'élèves de ce « collège » et aussi fondateur de la
« maternelle » Omar.
Chihab HERRAR et Kemala KILANI, respectivement président et
trésorier de l'Association des musulmans d'Aulnay sous-Bois (93), là où Dhaou
Meskine officie dans la mosquée, font également partie du lot, ainsi que le
secrétaire général de cette association.
Naturellement, nous reviendrons sur cette affaire, et en
particulier sur ces camps de vacances dans la région dieppoise, également fondés
par Dhaou Meskine, où des complices présumés des assassins du commandant afghan
Massoud semblaient s'entraîner… au jogging. Entraînement qui s'est poursuivi en
région parisienne, puis, pour s'habituer à l'air des montagnes, dans le Jura et
les Alpes, et enfin, pour les plus méritants, en Afghanistan. La plupart de ces
touristes étaient des Tunisiens, tout comme Dhaou Meskine.
Cette affaire est un nouveau pavé dans la mare de l'UMP, et
embarrasse deux de ses membres à l'heure où Nicolas Sarkozy tente de faire
oublier ses relations avec le CFCM et l'UOIF :
- Abderrahmane Dahmane, président du Conseil des démocrates
musulmans de France, secrétaire national de l'UMP, copain de Dhaou Meskine et de
Nicolas Sarkozy, et cofondateur… du collège Réussite !
- Eric Raoult, président départemental de l'UMP en
Seine-Saint-Denis, qui bénéficia du soutien des associations musulmanes du 93
dans sa proposition de loi contre le blasphème. A l'UMP, ce député est chargé
des relations avec les associations des gens issus de l'immigration. Ca tombe
bien : c'est Fayçal Menia (voir plus haut…) lui-même qui racontait qu'Eric
Raoult « a demandé à l'imam de Bobigny, Dhaou Meskine, de l'accompagner sur
les marchés de Clichy-sous-Bois, pour faciliter ses relations avec les
jeunes ».
Jusqu'à présent, le financement du terrorisme faisait partie du
« domaine réservé » de l'Elysée. Mais les frères ennemis de la droite vont-ils
régler leurs comptes en balançant leurs « affaires » islamiques respectives ? On
peut le souhaiter, pour qu'enfin éclate cette chape de plomb sur cet « islam de
France » dont on nous assurait qu'il représentait un islam modéré, pas islamiste
pour deux sous.
Francis Percy Blake
blake@france-echos.com