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La
quatrième dimension
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Selon la théorie de la relativité d'Einstein, le temps
consitue la quatrième dimension. Contrairement aux trois
dimensions spatiales, le "vecteur temps" ne peut s'écouler que dans un seul
sens. C'est toute la réflexion des auteurs de science fiction qui
s'interrogent sur la capacité de "remonter le temps" si nous étions en mesure de
dépasser la vitesse de la lumière, ce qui est physiquement hors de portée. Ce
fut aussi l'objet d'une jolie réflexion philosophique de Jean d'Ormesson dans
"la douane de mer", s'interrogeant sur l'écoulement unilatéral du temps, et la
perte du segment de l'infini écoulé, malgré l'infini temporel qui demeure à
l'autre extrêmité. |

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Quoiqu'il en soit, même si les dirigeants iraniens ne
sont que de piètres imitateurs en matière nucléaire, qui ne font que reprendre
des techniques qui leur ont été enseignées, chèrement, par leur camarade
pakistanais A.Q. Khan, ce sont des négociateurs de bonne envergure face à une
diplomatie européenne qui croit que les iraniens "jouent le
jeu". Or c'est de tout autre chose qu'il s'agit : depuis plus de trois
ans, France Grande-Bretagne et Allemagne, au nom de l'UE, ont pris langue avec
les Mollahs de la "République islamique d'Iran" pour les amener à la raison en
matière de non prolifération nucléaire. Les Iraniens affirment la main
sur le coeur qu'on ne saurait les empêcher d'accéder au "nucléaire civil" :
quand on sait que l'Iran est l'un des cinq premiers producteurs mondiaux de
pétrole, on se dit qu'ils ont autant besoin de nucléaire civil pour produire de
l'électricité qu'un diabétique aurait besoin de consommer un kilo de sucreries
par jour pour justifier sa dépendance à l'insuline... Mais ils affirment aussi très
clairement leur volonté d'éradiquer l'Etat juif d'Israël de la surface de la
planète. Et ce "petit détail de l'histoire" ne semble pas donner d'insomnies
à nos négociateurs européens. En échange d'un engagement
toujours différé des Iraniens à ne pas aller dans la voie du nucléaire
militaire, les trois grands représentants européens ont fait des promesses au
nom de la communauté européenne et internationale, proposant la fourniture de
"technologie nucléaire civile", de reprise d'échanges commerciaux, et autres
contrats bien gras pour s'assurer... De quoi au fait ?
1
- De la non prolifération nucléaire militaire : mais les dirigeants iraniens
réaffirment chaque jour "leur droit à la maîtrise du nucléaire", et il n'est pas
besoin d'être un physicien nucléaire pour savoir que cette technologie est comme
la "langue d'Esope", la meilleure et la pire des choses : elle peut "diverger",
c'est le cas de le dire, à partir d'éléments d'Uranium enrichi pour la
production de la "bombe thermo-nucléaire". 2 - De la fourniture régulière de
pétrole, l'Iran représentant 6 % de la production mondiale, mais une fraction
bien plus importante pour les compagnies européennes opérant en Iran. 3 - De
la contention du terrorisme international à une zone bien précise : le Hezbollah
étant le bras terroriste armé de l'Iran au Liban, tout converge pour harceler
l'Etat d'Israël. Ah si Israël pouvait disparaître, comme nous serions plus
tranquilles se disent les Européens ! Ainsi, les dirigeants
européens mènent la politique de "conciliation" ("appeasement") que Winston
Churchill reprochait à Chamberlain en 1938 lors des accords de Münich : "Ils
croient qu'ils se sauveront en donnant à manger aux crocodiles. En réalité, ils
seront juste dévorés un peu plus tard". Les dirigeants iraniens jouent au "shah et à la souris" avec l'UE,
et ne cachent pas leur volonté farouche d'une élimination thermonucléaire de
l'état d'Israël. Leurs missiles "Shahab III" fournis par la Corée du nord
ont reçu des améliorations permettent d'atteindre des cibles situés à 1.300 kms
de leurs points de lancement. Leurs fournitures de matériaux fissiles sont
plus ou moins garanties par la Russie poutinienne ("Poutine de Russie" deviendra
une exclamation obligée...) qui veut par là revenir dans le jeu de la terreur
planétaire de la bonne vieille URSS, en exerçant un chantage nucléaire indirect,
sans songer qu'après l'Occident, c'est la bonne vieille Russie orthodoxe honnie
de la "République islamique d'Iran" qui serait sous la menace de ces "fous de
dieu". L'Iran possède des sites secrets de production d'Uranium enrichi ,
profondément enfouis sous terre pour être inaccessibles à des bombardements
aériens conventionnels, auxquels les inspecteurs de l'AIEA n'ont pas eu accès.
M. Mohammed el Baradeï, égyptien de formation juridique ayant fait une bonne
partie de sa carrière à l'ONU, directeur de cet organisme basé à Vienne, ne
serait pas en odeur de sainteté auprès des dirigeants américains qui ne veulent
pas entendre parler de sa reconduction à la tête de l'AIEA dans le courant de
2005. D'ailleurs, comme pour les Présidents des USA, les Américains trouvent
que deux mandats à la tête d'un organisme international de première importance,
c'est très largement assez : message également à l'attention de M. Kofi
Annan. On prétend que les relations diplomatiques entre l'Egypte et l'Iran ne
seraient pas au beau fixe, mais M. Mohammed el Baradeï serait apprécié par les
Européens. On comprend que les Israéliens n'aient pas une confiance absolue
dans sa sincérité, d'autant que les dénégations de l'Egypte quant à ses
ambitions nuclaires font pousser à M. Moubarak un nez aux dimensions de
Pinochio. Récemment, plusieurs tremblements de terre d'une magnitude de
l'ordre de 5.7 sur l'échelle de Richter ont été enregistrés en Iran. Bien
sûr, l'Iran est situé sur une zone sismique, et la catastrophe de Bam le 26
décembre 2003 vient nous le rappeler dramatiquement. Mais est-ce être
paranoïaque que de s'interroger sur l'origine de "tremblements de terre de
faible amplitude" dans un pays qui veut se doter de l'arme atomique ? Essais
nucléaires ? Je me permets de soulever l'hypothèse... En conclusion, revenons à la
maîtrise du temps : Les négociations actuelles entre les dirigeants
iraniens, et les représentants de la diplomatie européenne ne sont là que pour
amuser la galerie. Les dirigeants iraniens ne veulent que gagner du temps.
Les Américains et les Israéliens le savent. Les Européens aussi
probablement, mais ils croient se sauver des marécages de la menace iranienne en
marchant sur le cadavre d'israël, qu'ils sacrifieraient bien volontiers à la
furie de "Fous de dieu". Le seul hic, c'est qu'à l'inverse de la situation qui
prévalait en 1938 en Europe, les Juifs disposent d'un état qui les protège
efficacement. Silvan Shalom, ministre des affaires étrangères d'Israël, a
fait savoir très clairement que la menace nucléaire iranienne constituait le
plus grand cauchemar qui pèse sur le monde libre et l'Occident. Et que l'Iran
aurait atteint le "point de non-retour" (notion aéronautique...) dans quelques
mois seulement. Le chef d'état-major de l'armée de l'air d'Israël a fait
savoir qu'il se tient prêt "à toute éventualité". Des informations convergentes
de la presse internationale nous font comprendre que le temps de la négociation
est désormais très compté : si les discussions entre la "triplette européenne"
et l'Iran continuent de patauger dans l'indécision voulue par les mollahs
irradiés, le temps de l'action sera venu. J'ignore comment les
Israéliens opèreront. J'ignore s'ils le feront en coopération avec les
forces américaines basées en Irak. J'ignore si les forces de la coalition qui
a libéré l'Afghanistan de la férule des Talibans interviendront
aussi. Je crains que l'Europe ne veuille faire prévaloir la mollesse et
l'indécision, dans la peur paralysante qui prévalait face aux tyrans arabes :
les changements qui s'opèrent aujourd'hui au Moyen-Orient montrent que la
fermeté paie. Je sais seulement que le monde respirera plus librement quand ce
sera fait. Et je ne doute pas que cela adviendra. En 2005. Amen
! Simon Pilczer Extraits
d'une dépêche AFP du jour (http://aolinfo.aol.fr/article.jsp?id=9800022)
: Européens et Iraniens ont "encore une petite divergence" sur les
"garanties objectives" que les premiers réclament des seconds de la nature
purement civile des activités nucléaires iraniennes, a-t-il déclaré. "Il n'est
pas question dans la discussion d'une suspension permanente" de l'enrichissement
d'uranium par les Iraniens, "les Européens savent qu'il s'agit là d'une exigence
absurde", a-t-il dit.
Pour les Européens, un renoncement permanent à
l'enrichissement représente la meilleure assurance que l'Iran ne fabrique pas
l'arme nucléaire.
Les Iraniens ont suspendu l'enrichissement en novembre
en gage de bonne volonté mais refusent d'entendre parler d'un renoncement
durable.
Un des principaux négociateurs iraniens, Cyrus Nasseri, a
déclaré samedi à l'AFP que les Européens n'insistaient plus sur un arrêt de
l'enrichissement.
L'uranium, selon le taux d'enrichissement, peut servir
de combustible à des centrales civiles ou entrer dans la confection de l'arme
nucléaire.
Les Etats-Unis, ennemis de la République islamique, ont
consenti vendredi à une ouverture sans laquelle les négociations nucléaires
semblent vouées à l'échec.
M. Assefi a cependant rejeté une participation
américaine directe aux discussions. "Des négociations avec les Etats-Unis ne
sont pas à l'ordre du jour", a-t-il dit, une participation américaine aux
tractations Iran-UE "ruinerait les négociations".
Le président du
parlement conservateur, Gholam-Ali Hadad-Adel, a lui aussi rejeté l'ouverture
américaine. Cité par l'agence Isna, il a invoqué "le droit" de l'Iran au
nucléaire "pacifique" en vertu du Traité de non-prolifération: "Ce droit ne nous
a pas été accordé par les Etats-Unis pour qu'ils puissent nous le reprendre en
agitant des promesses" comme l'admission à l'Organisation mondiale du
commerce.
"Les résultats des négociations avec les trois pays européens
ne sont pas satisfaisants", a-t-il dit, accusant les Européens d'être "soumis
aux pressions américaines".
© 2005 AFP
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