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"L’œuvre’’ chiraquienne de ces douze années
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Dans
quelques mois, Jacques Chirac transmettra, de force et à regrets semble t-il, la
présidence à un autre que lui. Il est donc temps de dresser, un tant soi peu, le
bilan de ces douze années de ses deux mandats, et notamment celui concernant le
domaine réservé exclusivement au Président de la République. C’est à dire celui
des relations internationales qui sont censées dessiner l’image de la France et
lui permettre, ainsi, un bon commerce avec les états et populations que compte
la planète. On ne peut éviter de constater, lors de l’établissement de
cette liste, que le sentiment qui prévaut à chaque geste présidentiel -ou
presque- est une certaine collaboration avec ce totalitarisme qui croît de jour
en jour, et cela au dépens de la défense des valeurs universelles qui sied à ce
pays, modèle du genre il fut un temps. En 1996, lors d’un voyage en
Israël, et d’une visite dans la vielle ville de Jérusalem, Jacques Chirac s’en
prit publiquement et sans égard à un policier chargé de sa protection. Tout
autre individu, digne de sa fonction, aurait demandé à l’un de ses conseillers
de faire comprendre à ce policier ses ‘’excès’’. Sauf, si l’objectif premier
était d’insulter publiquement l’uniforme israélien lors de la visite prévue dans
les « territoires occupés ». En l’occurrence Jérusalem, pourtant capitale
millénaire du seul peuple juif et abritant le premier lieu saint du
judaïsme. En l’an 2.000, on le soupçonna d’avoir inciter Yasser Arafat à
ne pas accepter les offres d’Ehud Barak suite aux négociations qui eurent lieu à
Camp David en compagnie de Bill Clinton. Vrai ? Faux ? Seule, l’histoire nous
l’apprendra. En revanche, impatient de donner son avis présidentiel sur la «
guerre d’Oslo », du perron de l’Elysée il accusa solennellement Israël de
répondre à des pierres par des tanks. L’image, ainsi médiatisée, de l’assassin
juif, hyper armé, face à quelques ‘’adolescents’’ jetant des ‘’cailloux’’
a dû faire plaisir aux « résistants » luttant contre « l’occupation de
la Palestine de la Méditerranée au Jourdain ». En 2002, Hubert
Védrine, alors ministre socialiste et au service d’un Président occupé à
dénoncer l’opération « Rempart », s’empressa -en compagnie de tout ce que
compte la planète de droit de l’hommiste- de condamner à la Commission onusienne
des Droits de l’Homme l’état d’Israël pour un « massacre de Djénine » qui
s’avérera, quelques jours plus tard, n’être qu’un acte de propagande. Nulles
excuses, ni regrets français ne vinrent plus tard tempérer cette fougue
chiraquienne à vouloir démontrer cette collaboration. En 2003, le
discours de Dominique de Villepin -alors ministre des Affaires étrangères- à New
York au sujet de l’Irak fut, en fait, l’état de grâce de l’ère chiraquienne.
L’affrontement avec le ‘’Grand Satan’’ et la détermination à contrer la chute
prévisible de Saddam Hussein avait valu à Jacques Chirac l’honneur d’apercevoir
son nom attribué aux dattes égyptiennes de première catégorie (alors que celle
de mauvaises qualités portaient le nom d’Ariel Sharon), mais aussi de le voir
porté aux nues par des centaines de milliers d’individus dans les rues des pays
musulmans qui sont, comme chacun sait, des modèles de démocraties. De
nos jours, Philipe Douste-Blazy -énième ministre de ce domaine réservé- assure
que L’Iran « a un rôle stabilisateur au Proche et Moyen-Orient ». Le
Président, lui, n’est pas en reste. Il vient d’affirmer que la suspension de
l'enrichissement de l'uranium n'est plus un « préalable » à l’ouverture
de négociations sur le nucléaire iranien, et a -de surcroît- demandé que les six
renoncent à saisir le Conseil de sécurité pour d’éventuelles
sanctions. Ces quelques exemples, soustraits à une présidence riche en
la matière, démontrent, sans ambiguïtés, l’esprit munichois qui prévaut à
l’heure actuelle en France. Il est évident que tant que durera le règne
chiraquien, le camp occidental ne pourra recenser ce pays en son sein en
prévision de la guerre de civilisation qui s’annonce. Aux électeurs de
mai 2007 le soin de trancher et d’infirmer cette politique d’autruche qui fait
perdre l’honneur à la France et ne lui garantit nullement la paix. Sauf, bien
sûr, si ces électeurs désirent précéder la demande nazislamiste et devenir des
dhimmis. Victor PEREZ ©
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