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Les ''sous-munitions'' du Hezbollah


    L'éditorial du Rédacteur en chef de Guysen[]

 

    Cette semaine, nous voudrions attirer l’attention de nos lecteurs sur une déclaration de l’organisation ‘’Human Rights Watch’’ (Organisation pour la défense des droits de l’homme à travers le monde) confirmant, pour la première fois depuis la fin de la récente guerre entre Israël et le Hezbollah, que cette organisation terroriste avait utilisé des projectiles à sous-munitions contre des zones civiles israéliennes.

    Cette déclaration date du 18 octobre et est quasiment passée inaperçue dans le paysage médiatique français.
    Pour rappel, la bombe à sous-munitions est souvent confondue avec la bombe à fragmentation, cette dernière est une bombe projetant des milliers d’éclats au moment de son explosion, qui peut avoir lieu avant ou au moment de l’impact.

    La bombe à sous-munitions est une bombe qui elle-même projette d’autres mini bombes, emplies d’éclats (dans la majorité des cas ce sont des billes d’acier).
    Cette munition est interdite lorsqu’elle est utilisée, sur des cibles situées à proximité d’une population civile.

    Ici, nous devons rendre hommage à notre confrère ‘’Le Monde’’ qui le 21 octobre publiait un article sur le sujet, dont voici un extrait :

    LE HEZBOLLAH libanais a utilisé des projectiles à sous-munitions contre des zones civiles israéliennes lors du conflit de cet été, affirme un rapport de l'organisation Human Rights Watch (HRW), publié jeudi 19 octobre. Le rapport souligne que c'est la première fois que l'usage, par la milice chiite, de ce type d'armes interdit par les conventions internationales, est confirmé. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme basée à New York, parmi les 4 000 roquettes envoyées par le Hezbollah sur le nord d'Israël, se trouvaient plusieurs projectiles d'origine chinoise à sous-munitions de 122 mm qui, à l'impact, projettent des centaines de billes d'acier meurtrières d'environ 3,5 mm de diamètre.

    Quelle agréable surprise de pouvoir lire dans ce journal un article objectif sur la situation dans notre région.
    Cependant, notre réaction n’est pas provoquée par ce quotidien français mais par la date à laquelle l’organisation de défense des droits de l’homme a fait cette déclaration.

    Le 18 octobre, c’est à dire environ deux mois après la fin des combats.

    Cette même organisation avait épinglé Israël dès que Tsahal avait utilisé ce genre d’explosifs, c'est-à-dire un peu avant la fin de la guerre et seulement sur le terrain d'affrontement avec le Hezbollah.
    L’intention n’était donc pas de viser des populations civiles mais bien des combattants ennemis.
    Des effets collatéraux sont induits par ces ‘’sous-munitions’’ dont une partie des ‘’mini bombes’’, qu’elles abritent, sont souvent défectueuses restent au sol au moment de l’impact mais explosent parfois lorsqu’elles sont déplacées.
    Elles ont souvent de vives couleurs ce qui constitue un facteur de sécurité pour des militaires informés et entraînés, mais qui attirent l'oeil et la curiosité des enfants jouant sur le secteur contaminé, longtemps après la fin des combats.
    Au Liban sud, c’est le cas et Tsahal a communiqué tant à la Finul qu’a l’armée libanaise les plans des zones risquant d’être polluées.

    En tant que journalistes témoins, nous pouvons vous affirmer avoir été horriblement surpris par les effets monstrueux de ce genre de projectile lorsqu’il est utilisé contre une population civile.
    Ce qui fût l’intention du Hezbollah ne l’oublions pas.

    Les démineurs de Tsahal ont réalisé un travail extraordinaire et à ce jour personne n’a été atteint, à posteriori, en Israël.
    Ce n’est malheureusement pas le cas au Liban sud ou des enfants ont été victimes de ces explosifs dormants mais en Israël nul ne s’en réjouit.

    Reste qu’encore une fois, Israël est montré du doigt. La moindre bavure de Tsahal déclenche une tempête médiatique, mais lorsque c’est le contraire qui se produit il faut attendre de longs mois pour enfin découvrir la vérité au détour d’un entrefilet dans les journaux ou cinq secondes à la télévision.

    Il suffit pour s’en rendre compte d’observer le ‘’non évènement’’ s’étant ‘’presque’’ produit cette semaine :

    ‘’Des avions israéliens auraient attaqué un navire de guerre allemand posté, pour le compte de la Finul, dans les eaux territoriales du Liban sud, provoquant un Tsunami… d’encre d’imprimerie sur les premières pages de certains quotidiens européens en mal d’actualités brûlantes. ‘’

    Voici les faits réels, rapportés après que la bulle médiatique se soit dégonflée :

    Le porte-parole allemand n’a pas précisé le nom du vaisseau, ni la date de cet incident présumé. L’armée israélienne a cependant fait savoir à l’agence AP qu’un avion israélien s’est approché d’un navire allemand mardi matin lorsqu’un hélicoptère a décollé de son bord, sans avoir prévenu les autorités israéliennes, mais qu’il n’y avait eu aucun tir.

    Ouf, on a eu peur !

    Si Israël se met à attaquer la casquette du général français Alain Pellegrini, chef de la Finul ainsi que le sillon creusé dans la mer par un navire d’observation allemand, Ehud Olmert notre Premier ministre, devant toutes ces émotions, risque de se noyer dans un verre d’eau.

    A la semaine prochaine…

    Guy Senbel
    Guysen Israël News

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