Michel Barnier fut, un temps, Ministre des Affaires
étrangères. Affaires si étrangères à sa compréhension que son éviction sans
ménagement du gouvernement par Jacques Chirac ne fut pas une perte pour la
France. Il a donc du temps, peut on penser, pour tenter de comprendre ce qui lui
a échappé lors de son ministère. A lire sa dernière
opinion (sic) publiée dans Le Figaro on en doute
fortement.
C’est ainsi que l’on peut y lire que « La victoire des démocrates aux élections de mi-mandat
(…) font aussi obligation à George Bush, de redéfinir la politique américaine
(…) en Irak et en Israël- Palestine. Cette redéfinition nous concerne également
au plus haut point, car il s'agit rien moins que de la paix du monde ». Pas plus,
pas moins.
A sa lecture des événements de cette région, on apprend
qu’« Au Liban, mes amis redoutent une
guerre civile qu'ils n'ont hélas que trop connue. C'est le triste résultat de
l'action inconsidérée d'Israël au pays du Cèdre qui, loin d'avoir « éradiqué »
cet été le Hezbollah comme il s'en était fixé le but, a renforcé ses positions
et l'ont rendu encore plus vindicatif que par le passé ».
Ah ! Si Israël s’était laissé bombardé tranquillement
sans esquisser la moindre autodéfense… les amis de ce diplomate seraient ils,
actuellement, au bord d’une guerre civile ??? La réponse saute aux
yeux.
Autre étrangeté de ce diplomate féru de politiquement
correct : « Parallèlement, l'État hébreu,
déstabilisé par ce qu'il faut bien appeler son échec au Liban, s'enfonce dans
une répression de plus en plus violente à l'encontre des
Palestiniens ». Il est évident que si le ‘’vainqueur’’ Nasrallah se terre encore de
nos jours dans un bunker ce n’est que pour cause de modestie. Quant à la
‘’répression des Palestiniens’’, il va sans dire que leurs ‘’résistants’’ ont, eux, le droit d’infliger
aux populations israéliennes voisines la terreur continue de roquettes qui sont
d’après la terminologie française « artisanales » !!!
A lire, par ailleurs, la suite de son pamphlet
anti-israélien, l’on comprend aisément que si les ‘’Palestiniens’’ tentent
d’assassiner des Israéliens ce n’est que
par vengeance : « L'horrible raid sur Beit
Hanoun, comme tous ceux qui l'ont précédé, a produit de nouvelles haines, et
donné l'occasion au Hamas de radicaliser encore ses positions ». La
bavure, l’erreur technique ou humaine est devenue un « horrible raid » qui se perd parmi tant
d’autres... Affirmation qui dégoûte plus d’un d’avoir eu, un jour, ce triste sir
comme ministre.
D’autres stupidités du même genre, notamment sur l’Irak,
l’Iran et l’Afghanistan meublent l’espace accordé généreusement par le quotidien
à Michel Barnier. Des niaiseries qui affirment toutes un danger imminent si la
politique américaine ne s’avisait de changer radicalement.
Et quelle serait sa solution à tous ces problèmes ?
Un ETAT palestinien.
Vous avez bien lu. « Un État aux frontières protégées par une force
d'interposition semblable à la Finul II, qui aura également la charge de
garantir la sécurité d'Israël » (…) C'est pour les États-Unis le moment ou
jamais de faire pression sur Israël pour qu'il accepte la création de cet État
palestinien.(…) Il faut, en effet, créer un nouveau climat propice à la paix
entre Israéliens et Palestiniens. C'est la condition de base d'une paix générale
dans la région. Et au-delà »
Et dire que ce sont de tels individus qui font la
politique de la France. Cette France qui faute d’avoir l’envergure d’une
politique qui défend les valeurs qui l’on faite se presse aux côtés de ce monde
arabo-musulman, quitte pour cela vendre Israël comme le fut, il n’y a pas
longtemps, la Tchécoslovaquie.
Pas un moment n’est venu à la conscience de ce si petit
esprit que si le monde arabo-musulman reconnaissait le droit d’Israël de vivre
en paix et en sécurité dans des frontières sûres et reconnues, la région serait
en paix et les populations musulmanes de ces dictatures ne seraient point
éduquées à la haine des Juifs et d’Israël.
On ne peut demander à Michel Barnier à la fois de
réfléchir et d’être ministre. Cependant, on peut être sûr d’une chose. C’est
qu’il préfère les honneurs.
Victor PEREZ ©