Samedi soir, les États-Unis ont mis
leur veto à une nième résolution des Nations Unies condamnant Israël. La
résolution présentée par le Qatar était d’initiative arabe. Elle portait sur la
terrible erreur de tir de l’artillerie israélienne, du 8 novembre, qui a coûté
la vie à 19 personnes à Beit Hanoun.
Vue sous plusieurs angles, cette
résolution était scélérate :
1) Elle ne désignait pas les
responsables de la violence sur la frontière sud d’Israël. Israël a totalement
évacué Gaza il y a 14 mois. Et depuis, toutes les factions palestiniennes
multiplient les actes de guerre, qu’il s’agisse du Fatah et de son faux nez les
Brigades Al Aqsa, du Hamas, du Djihad islamique, ou des comités inter
terroristes qui pullulent. Creusement de tunnels et enlèvement du soldat Guilad
Shalit, création de zones souterraines fortifiées sur le modèle libanais,
importations massives d’armes de plus en plus sophistiquées pour préparer un
élargissement de la guerre, et last but not least, des tirs quotidiens de
roquettes, nuit et jour, sur les villes frontalières israéliennes. Dans un tel
contexte, où les agresseurs palestiniens ne peuvent faire valoir aucun motif
recevable, Israël se trouve en situation de légitime défense, abondamment
décrite par le droit international, qui l’habilite à entreprendre toutes les
opérations militaires nécessaires pour mettre fin aux agissements et aux menaces
sur sa sécurité. Cette équation de base, la résolution du Qatar la travestissait
en un soi-disant renvoi dos à dos des fauteurs de
violence.
2) Elle ne dénonçait pas les viols
les plus inacceptables et les plus vils du droit de la guerre et du droit
humanitaire par les milices terroristes palestiniennes à l’œuvre à Gaza. Citons
l’utilisation des femmes comme boucliers humains (à l’appel de la radio du Hamas
une centaine de femmes, vraisemblablement contraintes, s’étaient intercalées
entre des hommes armés du Hamas réfugiés dans une mosquée et les soldats de
Tsahal) ; l’utilisation des civils comme boucliers humains puisque les miliciens
agissent au sein des zones civiles, tirent leur roquettes du toit des maisons et
stockent les explosifs chez les particuliers ; l’utilisation des lieux de culte
(en l’occurrence la mosquée de Beit Hanoun) comme caserne, refuge et entrepôt
d’armes.
3) Elle évoquait la création d’un «
mécanisme international de protection des populations civiles » Le représentant
français, Jean-Marc de la Sablière, s’était signalé, lors des travaux
préparatoires pour le soutien ardent à cette proposition. Bonne idée que celle
qui consiste à protéger les populations civiles. Elles en ont bien, besoin,
aussi bien en Israël qu’à Gaza. La première mesure, l’unique mesure en fait pour
protéger les populations civiles israéliennes et palestiniennes confondues,
c’est de mettre hors d’état de nuire les milices terroristes qui sévissent à
Gaza. Ce sont elles qui prennent les Palestiniens en otage, ce sont elles qui
bourrent Gaza d’armes, ce sont elles qui alimentent les attaques contre Israël,
ce sont elles qui justifient des ripostes militaires, qui multiplient les
risques de bavure, et pire encore font leur choux gras des morts palestiniens. A
la place, le mécanisme international évoqué par la résolution consistait à
importer une espèce de nouvelle FINUL à Gaza. On sait que la précédente Finul du
Sud Liban a servi de couverture et de bouclier à la préparation de la guerre du
Hezbollah. Il s’agissait ici encore de retenir le bras d’Israël sans toucher un
cheveu des miliciens, en fait de couvrir la préparation de la guerre que le
Hamas et ses pairs annoncent ouvertement.
4) Elle négligeait enfin de
constater que si Israël multiplie les procédures pour frapper uniquement ses
ennemis armés et épargner au maximum les civils, par contre, les militants
islamistes palestiniens de tout acabit ciblent directement les civils
israéliens. Ils suivent donc délibérément une stratégie de crimes de guerre.
C’est le rôle de l’ONU de les désigner. La déplorable erreur de tir s’est
produite quand sept roquettes ont frappé aveuglement Ashkelon, deux d’entre
elles atterrissant tout près d’une école. Ce sont les tirs de riposte visant le
point de départ de ces fusées, tirs de légitime défense, qui ont frappé des
civils palestiniens du fait d’une erreur technique.
C’est cette résolution triplement
scélérate que la France a votée hier soir, sur instruction de Jacques Chirac.
Une résolution qui est le plus sur moyen d’alimenter la guerre, une résolution
qui ignore totalement le statut d’otages des Palestiniens et les livre aux
milices, une résolution qui vilipende Israël avec haine, l’accusant cinq ou six
fois d’être un occupant alors qu’il a évacué Gaza jusqu’au dernier centimètre
carré, il y plus d’un an.
Cette résolution n'a pas reçu
l'approbation des grandes démocraties occidentales : les États-Unis, le Royaume
Uni, l’Allemagne, auxquels il faut ajouter le Japon, le Danemark et la
Slovaquie. Parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité, ceux qui ont le
droit de veto, la résolution a été votée seulement par la Russie, par la Chine,
… et par la France. Jacques Chirac, un président à tous égards finissant, a
placé une fois de plus la France dans le panier des dictatures arabes et du
totalitarisme contemporain, ou de ce qu’il en reste. Qu’il se sente de tout cœur
avec le totalitarisme et les dictatures, qu’il adhère à leurs visions, que cela
traduise sa culture personnelle et ses affinités, soit. Qu’il y implique la
France, non, ce n’est plus possible.
Nous avons l’avenir et la paix à
construire.
http://www.objectif-info.com/chroniques/resolution.htm