Renaud
Girard se présente
comme Grand
Reporter dans
le préambule
qui précède
son ‘’analyse’’
: « Depuis
l'assassinat
de Yitzhak Rabin
en 1995, rien
ne va plus pour
Israël ».
Grand par la
taille ? Peut
être. Mais sûrement
pas par sa connaissance
du conflit,
par la rigueur
exigée par son
devoir d’informer
honnêtement
après vérification
des faits et
par son respect
accordé à son
lectorat. Tout
cela mis bout
à bout fait
de lui comme
démontré ci-dessous,
en fait, un
petit télégraphiste
au service étranger
du Figaro.
Dans
le texte, et
après avoir
fait l’éloge
du disparu (z’’l),
il s’en prend
à « Son successeur,
Shimon Pérès,
(qui) manqua
l'occasion,
fournie par
l'émotion populaire
consécutive
à l'assassinat
du premier ministre,
de se débarrasser
de ces colons
religieux qui
empoisonnent
la vie et détruisent
la réputation
de l'État hébreu
depuis un bon
tiers de siècle.
Pourquoi n'a-t-il
pas aussitôt
démantelé les
colonies les
plus provocatrices
- et donc les
plus coûteuses
en termes de
sécurité - comme
celle d'Hébron,
installée par
des illuminés
venus d'Amérique
en plein milieu
de la vie arabe
? ».
Outre
que pour lui
Hébron doit
revenir aux
‘’Palestiniens’’
malgré l’histoire
de cette ville
dans le Judaïsme,
et qu’une ‘’guerre’’
des Juifs ne
lui fait sûrement
pas peur, il
ose s’en prendre
à Shimon Pérès,
alors Premier
Ministre intérimaire
le temps d’une
campagne électorale,
de surcroît
sanglante du
fait des démocides
réalisés par
le Hamas &
co. Un Premier
ministre, véritable
instigateur
des « accords
d’Oslo », qui
fut battu électoralement
par Benjamin
Nétanyahou pour
la simple raison
que le peuple
israélien refusait,
déjà, de poursuivre
la négociation
« comme si le
terrorisme n’existait
pas ». La célèbre
maxime d’Yitzhak
Rabin (z’’l)
louangé par
le pamphlétaire
du Figaro.
Autre
‘’vérité’’ assénée
par ce petit
télégraphiste.
« En refusant
de tendre une
main amicale
à l'OLP, Nétanyahou
ne fit que renforcer
les islamistes
du Hamas, qui,
eux aussi, pensent
que la Palestine
est un don de
Dieu non négociable,
accordé bien
sûr à l'Oumma
des musulmans
». L’honnêteté
intellectuelle
aurait été de
rappeler que
sous le mandat
de ce Premier
Ministre les
attentats suicides
diminuèrent
considérablement,
avant de reprendre,
malheureusement,
sous le mandat
du nouveau gouvernement
d’Ehud Barak.
Des démocides,
rappelons le,
ayant comme
objectif premier
de faire craquer
le peuple israélien
avant de lui
exiger l’innommable.
A savoir l’éradication
de son pays.
Fallait il donc
que le Premier
ministre en
place fasse
des risettes
à Yasser Arafat,
le plus grand
assassin de
Juifs depuis
Hitler, ou au
Cheikh Yacine,
l’invalide au
sourire carnassier
?
Autre
perle péchée
dans ce texte
si trouble.
Après avoir
reproché à Israël
son refus d’évacuer
un « territoire
palestinien
», Hébron, ou
son « immobilisme
» face aux ‘’colons’’,
voici qu’il
reproche à Ehud
Barak sa « précipitation
». Ce qui, bien
sûr, on l’aura
compris, est
dans sa plume
aussi un reproche
: « Se retirer
du Liban-Sud
n'était pas
une mauvaise
idée en soi.
Mais pourquoi
ne pas avoir
eu la patience
d'attendre que
l'armée libanaise
soit prête à
remplacer Tsahal
? Le Hezbollah
combla le vide,
chanta victoire
et appela les
Palestiniens
à renoncer aux
« leurres »
de la négociation
pour reprendre
le combat armé
contre l'« ennemi
sioniste ».
D’après
vous, combien
de temps aurait
il fallu attendre
pour que l’armée
libanaise sois
prête, voire
disposée, à
remplacer l’armée
israélienne
? Il y a ceux
qui condamnent
Israël pour
ses diverses
« occupations
» ; il y a aussi
ceux qui lui
reprochent ses
« libérations
» de territoires.
Allez comprendre
! L’essentiel,
n’est il pas
que Renaud Girard
s’y retrouve
?
Dernière
affirmation
lue dans ce
qui se veut
être une « analyse
» faite par
un ‘’expert’’
: « (…) les
Israéliens n'ont
pas eu le courage
d'expliquer
à leurs amis
américains au
début de l'année
2003 que leur
invasion inutile
de l'Irak n'allait
faire que sanctuariser
le réel pays
dangereux de
la région, à
savoir l'Iran
des mollahs
». Il est évident
que Renaud Girard,
lui, savait
en 2003 ce qui
se passerait
en 2006 en cette
région. D’ailleurs
!
Demandez
lui ce qui va
se passer en
2010. Il vous
pondra, aussitôt
une « ANALYSE
».
Digne,
évidemment,
de celle que
je viens de
critiquer. Mais
de cela, il
s’en moque.
Il sera tout
de même payé
par le quotidien
Le Figaro.
Victor
PEREZ ©