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LE
11 NOVEMBRE FRANCAIS
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Une perte de valeurs Depuis plus d’une semaine, sur tous les médias nationaux
français, le public a eu droit à toutes sortes d’analyses de la part de
‘’spécialistes’’ du Proche-orient, et notamment sur « l’après Arafat » et le
devenir du processus de paix. Il était donc évident, que l’ancien Ministre des
Affaires étrangères de la Chiraquie, Hubert Védrine, se rappelle à ce débat, lui
qui se targue de son ‘’expérience’’ acquise à ce poste de 1997 à
2002 Ainsi, dans une mini interview publiée par
Libération, il affirme que c’est « Le moment pour Bush de
dire : négocions ».
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Car, selon
ce ‘’professionnel’’ de la politique arabe de la France, il va sans dire que
« L'essentiel
est ce qui va se passer du côté israélien(…) », puisque
« (…) les sondages montrent que, depuis des années, les Israéliens sont
assez disponibles pour la création d'un Etat palestinien (…) ». A la
lecture de cet aveu tardif, on ne peut qu’être, à posteriori, indigné par sa
cécité et ses prises de positions lorsqu’il était aux affaires nationales.
Indignation qui,
par la suite de son ‘’analyse’’, gronde encore à son égard vu que les
affirmations qui jalonnent son exposé ne s’appuient que sur sa propre réflexion,
entretenue par ses sympathies anti-israéliennes et plusieurs entorses à la
réalité historique. Ainsi, nous
assène t-il, « Sharon a
combattu toute sa vie tout
processus de paix" . L’accord de paix avec
l’Egypte, dans lequel le Premier ministre israélien prit pleinement sa part, en
est le plus flagrant démenti. -Ou que
« (…) dans son esprit, il évacue Gaza ‘’
pour solde de tout compte’’, afin
qu'il n'y ait plus jamais de revendication d'un Etat palestinien en Cisjordanie,
auquel il est farouchement opposé ». L’esprit de Védrine est sans nul
doute, quant à lui, victime de la construction idéologique dont il participe
pleinement. -Ou encore,
qu’« En ( l’an ) 2000, il y avait eu les
négociations de Camp David, de Charm el-Cheikh, de Taba, dont on a attribué
abusivement l'échec à Arafat seul,
précisément afin d'avoir un prétexte en or
massif pour ne pas négocier ». Soit l’art d'absoudre le
Raïs défunt de toute volonté d’éradication d’Israël par, au minimum, l’arme
démographique et justifier, de la sorte, la poursuite de la « Guerre d’Oslo »
initiée, néanmoins, par l’ex porteur de keffieh. Le reste, étant
à l’avenant, le dispensera de toute exigence morale d’un arrêt total du
terrorisme ‘’palestinien’’ à l’encontre d’Israël et de ses citoyens.
C’est, comme on
le voit, par de telles ‘’analyses’’ d’hommes politiques -publiées sans limites
dans les médias nationaux- qu’il devient possible de comprendre que la politique
française ‘’pro-arabe’’ s’est métamorphosée en une politique ‘’POUR un monde
arabo-musulman’’ ne partageant nullement nos
valeurs. En effet !
Nulle contestation d’intellectuels ou d’élus ne s’est élevée lorsque l’on a
aperçu le chef de l’état -pourtant garant des valeurs de la République
Française- se rendre au chevet de Yasser Arafat, puis -le 11 novembre-
s’incliner sur sa dépouille avant que les honneurs militaires -dignes d’un chef
d’état respectable- ne soient rendus à celui qui -entre autre- incitait en arabe
les jeunes fanatisés à se transformer en bombes-inhumaines dans l’objectif
d’assassiner le maximum de civils israéliens, refusait de reconnaître tout lien
du Judaïsme avec Jérusalem ou, encore, corrompait -par l’argent détourné- les
mœurs et les cœurs de ceux rêvant à la solution de deux états vivant côte à
côte. Il y eu le 11
septembre américain, puis le 11 mars espagnol. Il est à craindre que le 11
novembre soit, à la France, la date qui symbolisera, dans l’avenir, le mieux la
politique chiraquienne. Politique qui attente gravement, jour après jour, aux
valeurs qui composent la République. Politique qui a vu son représentant légal
s’incliner devant le cercueil du dictateur Syrien Hafez Al-Assad et, cependant,
refuser le dernier respect dû à celui qui contribua fortement à la chute du
totalitarisme communiste, Ronald Reagan. Politique, encore, qui vit le locataire
de l’Elysée se démener afin d’empêcher la fin du régime du despote Irakien
Saddam Hussein puis dédaigner le Premier ministre par intérim, mais
démocratiquement consensuel, qui le remplace. Politique qui
justifie tout à fait, aux yeux des démocrates, que la France soit de nos jours,
au mieux, ignorée par les Israéliens, méprisée par les Américains et haïe par
les Ivoiriens. Peu d’élus de
Droite ou de Gauche ont désavoué, à ce jour, cette politique commune à la Droite
et à la Gauche. Il est donc évident, Georges W. Bush ayant été élu sur des
valeurs qui sont également nôtres, que le salut de la République viendra -encore
une fois- de l’autre côté de l’atlantique. Victor
PEREZ ©
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