On s’est tous beaucoup gaussé de l’attitude
et des excuses de la candidate socialiste à la magistrature suprême après la
comparaison de l’Etat d’Israël avec le nazisme par le parlementaire libanais,
représentant national du Hezbollah. Etre accompagné d’un mauvais traducteur ou
être sourd, cela préfigure mal un
éventuel quinquennat élyséen
Mais bref ! Donnons lui le bénéfice du
doute, et imaginons qu’elle et l’ambassadeur français au Liban se seraient
réellement levés afin de quitter la salle pour, ainsi, démontrer ostensiblement
leur désaccord aux propos tenus. Peut on, alors, tout simplement concevoir le
« parti d’Allah » recevoir cette ‘’gifle’’ publique et médiatique de la part
d’officiels français, sans pour autant envisager qu’il réagisse à sa manière ?
Très difficile, voire impossible.
Et si s’en prendre personnellement à
Marie-Ségolène Royal était ardu politiquement pour l’organisation, il en est
très différent avec le représentant officiel de la France car étant à demeure et
donc à « disposition ». Quant aux
soldats français de la Finul, nul doute que croiser leurs chemins dans le sud du
pays est d’une simplicité enfantine pour les « résistants du
hezbolla ».
On voit donc que la sortie envisagée de la
salle par la candidate n’est pas réaliste car mettant en danger la vie de
nombreux innocents. Ce qui amène tout quidam, un tantinet curieux, à
s’interroger sur la véracité de ses dires et à penser qu’elle a bien entendu,
comme les journalistes présents, cette calomnie concernant la seule démocratie
du Proche et Moyen-Orient, puis choisi de faire l’autruche espérant, ainsi,
étouffer l’esclandre. Mais c’était oublier les intérêts franco-français des uns
et des autres.
La ‘’morale’’ administrée par cette
histoire est qu’une femme politique, comme d’ailleurs un homme, a toujours le
mensonge comme compagnon de route. Seuls les naïfs se sont fait abuser par le
sourire et la robe de Marie-Ségolène Royal et ont cru qu’une rencontre avec un
élu des Tarés d’Allah allait de
soi et n’aurait nulle conséquence politique.
L’autre enseignement soutiré de cette
analyse est que, par ses faits et gestes, elle nous a confirmé son désir de
continuité de la politique étrangère actuelle. C’est à dire la politique
chiraquienne de collaboration avec ceux qui combattent le mode de vie
occidental.
Est-ce cela que la France des valeurs
universelles et des Droits de l’Homme a besoin en mai 2007 ? Les véritables
démocrates vous diront que non et qu’une « rupture » est plus que
nécessaire.
Victor PEREZ ©