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Réparer les omissions volontaires de Jean Marguin
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Jean Marguin se
présente, lors de la publication -dans Libération- de son texte intitulé « Palestine, réparer les
préjudices », comme ‘’ chargé de recherche à la Fondation pour la
recherche stratégique’’. A lire sa ‘’prose’’, on se demande vraiment
ce que peut être un ‘’chargé de recherche ’’ qui omet autant de réalités
tangibles !!! Des vérités absentes qui modifient, incontestablement, la
conclusion de son texte qui se veut analyse. Des oublis que chacun peut
apercevoir et lui permettre de désigner cet individu de thuriféraire du
palestinisme, voire, de l’anti-israélisme. Dès le début de son pamphlet,
il installe la cause du conflit comme étant « le
problème des réfugiés palestiniens ». Oublié le refus permanent du monde
musulman du renouveau d’un état juif en sa terre ancestrale. Y avait il, en
1948, lors de l’invasion des armées arabes de l’état d’Israël -tout juste
proclamé- un ‘’problème de réfugiés palestiniens ’’ ? Bien sûr que
non.
Mais à le
lire, évidemment : « L'exode des Palestiniens a commencé avec l'adoption du
plan de partage de la Palestine, voté par l'Assemblée générale des Nations unies
le 29 novembre 1947. La guerre israélo-arabe qui s'en est suivie a accentué cet
exode qui n'a pas cessé depuis, et s'est même renforcé avec l'occupation en 1967
de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et, plus récemment, avec la
construction du mur de séparation ». Vous ignoriez tous de ces exodes hormis celui
de 1948 voulu par la Ouma ??? Vous voilà informés !!! En revanche la volonté
farouche de ces mêmes ‘’Palestiniens’’, et de leurs ‘’frères arabes’’, de
poursuivre, jusqu’à ce jour de 2007, le vœu de leurs parents d’éradiquer l’état
d’Israël, Jean Marguin ne vous en parlera point !!! Et ce n’est pas par
ignorance mais par choix, je vous l’assure. Apitoyer le lecteur est dans
la logique de chaque auteur afin de le gagner à sa cause : «
Plus de quatre millions de Palestiniens ont quitté
leur terre, de gré ou de force, et vivent en Cisjordanie et dans la bande de
Gaza, en Jordanie, au Liban, en Syrie et dans divers pays du Moyen-Orient. Un
tiers de ces réfugiés vivent dans des camps. Ils subsistent dans des conditions
plus que précaires grâce à l'aide internationale dont la majeure partie est
gérée par l'Unwra, agence de l'ONU créée en 1949 ». On est heureux d’apprendre, involontairement
bien sûr et par déduction, que deux tiers de ces mêmes ‘’réfugiés’’ vivent, eux,
dans des conditions humaines et non à la charge de la communauté internationale.
Pour le tiers restant, en revanche, on se demande ce qui empêche les
gouvernements respectifs des pays hôtes de les intégrer comme l’a fait Israël
avec le million de Juifs devenus apatrides lors de leurs expulsions des pays
arabes ?!?! On se demande, également, ce qui a obligé les autorités libanaises
(pour ne parler que d’elles) à voter près de 70 lois interdisant aux
‘’réfugiés’’ une vie décente ?!?! Est-ce le désir de perpétuer le conflit
et, ainsi, entretenir l’espoir d’une victoire sur Israël ? Pour un ‘’ chargé
de recherche ’’ de la vérité, cela ne fait nul doute. Pour le
‘’chargé’’ d’une obscure fondation, sûrement pas. La résolution 194 de l'ONU (11
décembre 1948) reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs
terres et le droit à indemnisation pour les biens qu'ils ont perdus
». Sans jamais indiquer que
cette résolution a été voté par l’Assemblée générale et non par le Conseil de
Sécurité, ce qui démontre clairement son coté non contraignant, notre
‘’chargé’’ de propagande oublie de nous rappeler l’exigence de ce même
texte du devoir des ‘’réfugiés’’ de « vivre en paix avec leurs voisins ».
Vous en connaissez beaucoup, parmi ces derniers, désireux de vivre en harmonie
avec les Israéliens, dans un état juif avec l’étoile de David sur le drapeau, la
Tikva comme hymne et l’hébreu comme langue nationale ? Moi, non ! Qui peut, en
conséquences, exiger sérieusement de l’état juif de modifier radicalement sa
nature afin de devenir un énième pays à dominance musulmane ? Alinéa 11
de la résolution 194 : « 11. Décide qu’il y a lieu de
permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt
possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités
doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident
de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé
lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte
ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités
responsables ». Viennent,
ensuite, la recherche des responsables de l’origine de ce conflit.
‘’Responsables’’, toujours selon la vision de Jean Marguin.« Les responsabilités ? On a tort
de faire porter sur les Israéliens la totalité des responsabilités de
l'expropriation des Palestiniens, car les faits générateurs remontent aux années
30 et surtout à l'extermination des Juifs par le régime nazi. Si les Juifs se
sont installés sur des terres palestiniennes, c'est aussi et principalement par
la volonté des puissances de l'époque, spécialement de la France, de la
Grande-Bretagne, de l'Allemagne, et dans une moindre mesure, des Etats-Unis et
de la Russie. Avec le jugement critique que nous portons désormais sur notre ère
coloniale, cette reconnaissance de responsabilité devrait être implicitement
acquise. Il serait sans doute préférable, pour l'issue du conflit, qu'elle soit
officielle ». Exit, donc, la présence millénaire des Juifs sur leurs
terres ancestrales, et leur DROIT -comme chaque peuple sur cette planète- à
l’indépendance. Exit, aussi, le retour des premiers pionniers, Juifs de la
diaspora, vers la fin du 19éme siècle, bien avant la nouvelle atrocité commise
envers le peuple juif au cours du 20éme siècle. Exit, toujours, le refus de la
puissance mandataire, l’Angleterre, de permettre la libre immigration des
rescapés de la Shoah en Terre Sainte. Tout se résumant, selon cette satire, à
une basse histoire de colonialisme et de dette morale payée, sur le dos d’autrui
(les ‘’Palestiniens’’), au peuple juif. Mahmud Ahmadinejad ne dit pas autre chose. Des ‘’colons’’ qui, pourtant,
fondèrent, entre autres, la superbe cité dénommée Tel-Aviv en 1909, ou Netanya
en 1929. Des dates avérées et vérifiables qui défont, imperturbablement, les
dires de ce triste individu.
Les extraits de ce pamphlet nous permettent de vérifier
combien est aisée, si l’on ne prend garde, la distorsion de la réalité des
faits. Il nous permet aussi de voir ce qui est perfide lorsqu’un
‘’intellectuel’’ se met au service d’une propagande malsaine. Celle qui suinte
de cette tribune -anti-israélienne, voire antisémite, car expurgeant les droits
les plus élémentaires du peuple juif- et qui s’installe dans l’esprit commun
jusqu’à en polluer un journal en quasi faillite en lieu et place d’une recherche
d’un lectorat élargi. Une propagande qui appelle, indirectement, à l’éradication
de l’état d’Israël par l’afflux d’étrangers en son sein. On est donc sûr d’une chose. Le ‘’chargé
de recherche ’’ et le quotidien ne sont pas en quête de moyens pour pacifier
le conflit proche-oriental. L’un perdrait une raison primordial d’écrire,
l’autre le maigre lectorat qui lui reste. Victor PEREZ ©
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