Le
miracle n’eut
cette fois pas
lieu et ce qui
devait arriver
depuis longtemps
arriva malheureusement
lundi 21 mai,
veille de Chavouot.
Shirel Feldman
(Z’’L), 32 ans,
venue acheter
du lait pour
la fête fut
tuée (2), assassinée
devrais-je écrire,
dans sa voiture
lorsqu'une des
13 roquettes
qassams tirées
de la bande
de Gaza, naturellement,
a touché sa
voiture à Sdérot.
Chavouot, fête
de la Torah
mais également
fête de la moisson,
vit des champs
entiers incendiés
par les roquettes
qui s’y abattirent.
Déjà, le 7 mai,
une roquette
détruisit une
maison du centre
de la ville,
manquant miraculeusement
et de justesse
un jardin d’enfants.
Quelques jours
après, c'était
une Synagogue
qui était touchée
ainsi qu'un
établissement
scolaire. Jusque
là, Behezrat
Hachem, il y
n’eut pas de
victime mais
c'était déjà
trop et même
beaucoup trop
avec les blessés
et les dégâts
matériels. On
ne peut plus
en dire autant
aujourd’hui
!
Ainsi
donc, bien qu’«
artisanales
», comme se
plaisaient à
dire les journalistes,
ces roquettes
sont des engins
de mort. Des
engins qui tuent.
Des engins qui
sont lancés
par des terroristes
arabes pour
au moins terroriser
des Israéliens
à défaut de
les tuer. Depuis
le début de
la semaine,
ce sont plus
de 130 roquettes
qui se sont
abattues sur
Sdérot et sur
les villages
du Néguev occidental,
causant de nombreux
dégâts matériels
et surtout blessant
des civils dont
des enfants
à la grande
joie des terroristes
qui se vantent
de perturber
la vie quotidienne
des 24000 habitants
de Sdérot.
Les
enseignants
entraînent les
enfants à se
glisser accroupis
sous les tables
de leur classe,
quelle pitié
! Ces enfants
à qui il est
appris à se
rendre aux abris
sans paniquer,
sans hésiter,
sans pleurer.
Ces enfants
qui seront traumatisés
à vie. Ces enfants
qui ne vont
pratiquement
plus à l’école,
ils ne sortaient
déjà plus en
récréation.
Des familles
entières commencent
à quitter leurs
logements, ce
qui n’était
encore jamais
arrivé, dans
des bus mis
à leur disposition
par Arcadi Gaydamak.
Par ailleurs,
ce milliardaire
fait construire
des abris individuels
et collectifs
à Sdérot et
crée une ville
de tentes pour
un millier de
personnes dans
la « Forêt de
Béréchit » située
dans le parc
Hayarkon, à
Tel-Aviv. Initiative
qui n’est pas
spécialement
du goût de M.
Moyal, Maire
de Sdérot, ni
de celui de
M. Olmert !
N’est-il
pas intolérable
que, 59 ans
après l’Indépendance
de l’Etat d’Israël,
des habitants,
en particulier
des enfants,
restent cloîtrés
dans des abris
comme ils le
faisaient dans
le nord entre
1948 et 1967
lorsque les
Syriens occupaient
les hauteurs
du Golan ?
Depuis
la scandaleuse
et inutile expulsion
des Israéliens
de la bande
de Gaza par
M. Sharon en
août 2005, les
terroristes
ont tiré près
de 1500 roquettes,
sans pratiquement
aucune réaction
de la communauté
internationale,
dont 60 le 23
septembre donc
quelques jours
après. En 2006,
plus de 800
roquettes ont
atteint Israël
et, à ce jour,
plus de 200
Israéliens furent
blessés (contre
87 pour toute
l’année 2005)
et les tirs
de roquettes
furent pratiquement
quotidiens.
Voilà le « remerciement
» de ces gens-là
plus intéressés
à engloutir
des sommes folles
pour leurs activités
terroristes
plutôt que de
se consacrer
au développement
de cette région.
Provocation
s’il en est
: pour Yom Haatsmaout,
le Hamas s’est
glorifié d’avoir
lancé 28 roquettes
et 61 obus de
mortier sur
Israël, avouant
cependant que
c’était principalement
pour faire diversion
afin d’enlever
un ou plusieurs
militaires,
comme ce fut
le cas le 25
juin pour Guilad
Shalit.
Certes,
après l’expulsion,
M. Sharon put
ensuite se rendre
à l’ONU et y
prononcer un
discours. Certes,
il fut chaleureusement
reçu en France
et ailleurs.
Mais nous voyons
aujourd’hui
les conséquences
catastrophiques
et prévisibles
de sa décision.
Cela en valait-il
la peine ? (3)
Certes,
Madame Livni
déclare que
la « situation
à Sdérot est
insupportable
». Mais n’était-elle
pas pour cette
expulsion qui
« devait donner
une chance à
la paix » ?
N’est-elle pas
encore, tout
comme M. Olmert
l’était en pleine
deuxième guerre
du Liban, pour
de nouvelles
expulsions de
ce qui est courant
d’appeler «
les territoires
occupés » ?
Chaque concession
ou geste de
bonne volonté
d’Israël est
considérée par
les terroristes
comme de la
faiblesse. Nous
l’avons suffisamment
vu avec Arafat
! Et Madame
Livni de déclarer
(naïvement ?)
qu’elle a «
des attentes
de la Communauté
internationale
» ! Et d’ajouter
« Nous souhaitons
la paix et c’est
pour cela que
nous nous sommes
totalement retirés
de la bande
de Gaza, que
nous avons démantelé
les implantations,
enlevé nos forces,
laissé intact
les maisons
pour les offrir
aux Palestiniens
». Je le réécris,
ce qui arrive
aujourd’hui
était prévisible
? Combien cette
expulsion aura-t-elle
coûté à Israël
? Le « dédommagement
» aux expulsés
et aux victimes
des qassams
sans compter
le coût de chaque
opération contre
les terroristes.
Israël devra-t-il
réoccuper Gaza
ou ne serait-ce
que le « corridor
Philadelphie
» par où s’effectue
la contrebande
d’armes et d’explosifs
?
Quelles
en seraient
les conséquences
sur le plan
international
?
Le
gouvernement
israélien réagit
par des « répliques
» (4) ciblées
contre les terroristes
lanceurs de
roquettes et
contre leurs
infrastructures,
hésitant à entrer
dans bande Gaza
et à réoccuper
cette région,
tout en s’opposant
à la « désertification
» de Sdérot,
cette ville
si exposée manquant
cruellement
d’abris.
Et
pendant ce temps,
par le « corridor
Philadelphie
» cité plus
haut, les terroristes
se réarment
d’une façon
dangereuse via
l’Egypte à qui
Israël « confia
» sa sécurité
suite à l’expulsion
des Israéliens
de leurs villages.
Ils posséderaient
des roquettes
Katiousha plus
précises et
de plus longue
portée comme
celle qui toucha
le Mochav Netiv
Ha’asara, près
d’Ashkelon il
y a un an.
D’après
les services
de renseignements
israéliens,
une nouvelle
génération de
qassams ayant
une portée de
21 kilomètres
aurait été mise
au point. Il
faut se souvenir
que, début novembre
2006, sept roquettes
touchèrent Ashkélon,
tout près d’une
école et de
la centrale
électrique.
De plus, le
Hamas pourrait
stocker des
milliers de
roquettes, ce
qui lui permettrait
de déclencher
une attaque
massive sur
le modèle de
celle du Hezbollah
de juillet/août
2006.
Israël
peut-il tolérer
cette menace
? L’appropriation
totale de Gaza
par le Hamas
signifierait,
de facto, la
présence de
Téhéran à sa
frontière. Quel
danger !
Israël
se décide maintenant
à riposter violemment.
Quel pays aurait
toléré si longtemps
que son territoire
soit bombardé
et que sa population
soit terrorisée
pour réagir
? Sans compter
la paralysie
de l'économie
! Par exemple,
« le Ministère
des Transports
vient d’interdire,
pour des raisons
de sécurité,
les vols d’avions
servant à la
pulvérisation
de pesticides
au-dessus des
champs du Néguev
occidental situés
dans un rayon
de 3 km de la
bande de Gaza.
Les services
de sécurité
craignent que
les avions soient
touchés par
des roquettes.
Les agriculteurs
estiment que
cette mesure
leur causera
près de 50 millions
de shekels de
dommages » (Guysen.Israël.News).
Et
voilà que Sa
Sainteté le
Pape, dans son
homélie dominicale,
demande de la
« retenue »
à Israël. Il
fallait le dire
!
Cela ne
s’invente pas
!
Il paraîtrait
que les enfants
de maternelle
de Sdérot se
racontent cette
dramatique histoire
:
« Pourquoi
les escargots
(chabloulim)
ont-ils une
coquille ?
Pour
se protéger
des qassams
».
Pauvres
gosses ! Quelle
tristesse !!!
Je
terminais mon
texte lorsque
j’appris qu’un
Israélien, Oshri
Oz (Z’’L), un
informaticien
36 ans, père
d’une fillette
de 2 ans et
dont la femme
est enceinte,
venait d’être
tué, assassiné,
par la chute
d’une qassam
à un mètre de
sa voiture.
C’est la deuxième
victime en moins
d’une semaine.
Le « temps des
miracles » serait-il
terminé ?
Avec
amertume et
colère, je ne
peux que souhaiter
bon courage
et amitiés aux
habitants de
Sdérot mais
beaucoup moins
de sympathie
à celles et
ceux qui furent
complices de
l'expulsion
des Israéliens
de la bande
de Gaza.
Charles
Etienne NEPHTALI
(1)
Escargots
en hébreu.
(2
Je
crois cependant
me souvenir
que le 15 novembre
2006, Fatima
Slutsker, 57
ans fut tuée
à Sdérot par
une roquette
et le 21 novembre,
c’est Yaakov
Yaakobov qui
subit le même
sort, ce qui
n’était pas
arrivé depuis
juillet 2005,
donc avant l’expulsion.
(3)
Il en
est de même
pour la seconde
guerre du Liban
de cet été qui,
selon toute
vraisemblance,
est une des
dramatiques
conséquences
de la débandade
organisée le
30 mai 2000
par M. Barak
que certains
ont baptisé
« Barak-le-fuyard
» qui, sans
vergogne, revient
sur la scène
politique à
l’occasion des
Primaires du
Parti Travailliste.
(4)
«
Répliques »
et non « éliminations
», Israël n’étant
pas un état
maffieux.