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Lettre que j’envisageais d’adresser
à Monsieur le Président de la République
Le 7 juin
2007 40ème
anniversaire de la Libération de Jérusalem
Monsieur le
Président de la République, Tout d’abord, permettez-moi de vous féliciter
bien sincèrement pour votre toute récente élection à la tête de notre pays.
Puissent ces cinq années à venir apporter bonheur et prospérité à la République
française et au Peuple français comme nous le souhaitons régulièrement dans nos
Synagogues le Chabbat et les jours de fêtes!
Si je prends la
liberté de vous adresser le présent courrier en ce jour mémorable pour Israël et
le Peuple juif, c’est pour tenter de vous exposer une situation que, j’en suis
intimement persuadé, vous n’ignorez pas. Une situation qui me tient à cœur,
comme elle sensibilise tous les Juifs, à quelques très rares exceptions près,
comme elle sensibilise tous les amis sincères des Juifs et d’Israël.
Le
16 mai dernier, correspondant à la date hébraïque du 28 Iyar 5767, Israël
célébrait le Jour de Jérusalem (Yom Yerouchalaïm) marquant l’anniversaire
hébraïque de la Libération de Jérusalem, le 40ème
(1). Une fois encore, une fois de plus, notre pays ne fut pas présent aux
cérémonies officielles, tout comme d’ailleurs les autres membres de l’Union
Européenne ainsi que la quasi totalité de la Communauté internationale. Bien que
sachant que depuis l’Indépendance de l’Etat d’Israël proclamée par M. David Ben
Gourion le 14 mai 1948 la question de Jérusalem pose problème, c’est toujours
avec amertume, peine et déception que je constate ce fait.
Dans le
calendrier civil, c’est le 7 juin 1967, deux jours après le début de la “Guerre
de Six Jours” provoquée par les Arabes, le monde dit “civilisé” gardant le
silence (2), qu’au prix de très lourdes pertes, les Israéliens entrèrent dans la
partie Est de Jérusalem occupée par les Jordaniens depuis 1948, le Roi Hussein
ayant refusé la recommandation d’Israël de ne pas ouvrir les hostilités sur le
front est. La ville fut réunifiée ce même jour à 15 heures, soit 37 heures après
le début de la bataille terrestre.
Bien que le plan de partage de la
Palestine adopté par l’ONU le 29 novembre 1947 prévoyait pour cette ville un
statut d’“entité séparée pour dix ans”, Israël décida en 1950 que la
partie Ouest de Jérusalem, placée sous son autorité suite à la guerre de 1948
déclenchée par des états arabes coalisés, serait sa capitale.
Notre pays
refusa d’accepter cette décision et décréta que son Ambassade serait installée à
Tel-Aviv, Jérusalem disposant d’un Consulat au même titre que d’autres grandes
villes d’Israël. Ainsi donc, la France dénia, et dénie encore, à Israël le droit
de désigner librement sa capitale, en l’occurrence Jérusalem. Et pourtant,
depuis des décennies sinon des siècles et même des millénaires, il y eut une
majorité juive à Jérusalem citée 667 fois dans notre Sainte Bible (pour
information, pas une seule fois dans le Coran). Et
pourtant, depuis des décennies sinon des siècles et même des millénaires, trois
fois par jour, les Juifs prient en direction de Jérusalem. Et pourtant, depuis
des décennies sinon des siècles et même des millénaires, le soir de
Pessah, la Pâque juive, les Juifs disent: “Cette année ici, l’an
prochain à Jérusalem”.
Il faut se rappeler qu’en -586,
Nabuchodonosor II, le maître de l’Empire babylonien, prit d’assaut Jérusalem,
détruisant la ville (3) et son Temple, déportant à Babylone une grande partie de
ses habitants. Tous les exilés Judéens firent serment de se souvenir de
Jérusalem:
“Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite se dessèche!
Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je ne mets
Jérusalem au plus haut de la joie!”.
Ces Judéens durent
vraisemblablement se souvenir que dans l’Antiquité, le général Thémistocle, fils
de Néoclès, rassura ses compatriotes athéniens lorsque, réfugiés sur les
trirèmes, ces navires de guerre de son invention, ils se lamentaient en voyant
leur ville en flammes. Il déclara en effet: “Une ville est là où se
trouvent ses habitants”. Sur place, Xerxès, le Roi Assuérus du Livre
d’Esther, Livre que les Juifs lisent à Pourim, massacrait le Roi Léonidas
lors de la terrible bataille des Thermopyles alors que quelques Athéniens
restèrent cachés dans Athènes.
Le Temple de Jérusalem fut reconstruit en
-538 sous le règne du Roi des Perses Cyrus qui restitua aux Juifs les objets
sacrés emportés par les Babyloniens mais, le 29 août 70 (le 9 du mois de
Av), date qui tout au long de l’Histoire des Juifs fut marquée par de
grands malheurs, il fut à nouveau détruit par Titus et Jérusalem fut rasée en
135 par l’Empereur Hadrien (3).
Si toute souveraineté juive sur Jérusalem
disparut jusqu'au 7 juin 1967, la présence juive, elle, fut permanente et
majoritaire. Le Peuple juif, plus que tout autre, a apposé sur cette ville son
cachet cultuel et culturel. Aucune entité, aucune nation, aucun peuple existant
de nos jours ne peut se targuer d’une présence aussi longue à Jérusalem. Les
premières statistiques fiables de 1844 émanant du fisc ottoman indiquent que
45,9% des habitants étaient Juifs, pourcentage allant régulièrement croissant
jusqu'à nos jours où plus de 75% des Hiérosolymitains le sont
(Juifs).
Israël a donc des droits sur Jérusalem, droits méconnus ou
plutôt refusés par la France avant même la Libération et la réunification de la
ville le 7 juin 1967. La Charte des Nations-Unies consacre “le droit des peuples
à disposer d’eux-mêmes”. Il est donc illogique et même anormal de ne pas tenir
compte de l’opinion de la population juive, majoritaire de tout temps à
Jérusalem, Jérusalem qui jamais ne fut la capitale d’un autre Etat que celle
d’un Etat juif. L’idée de vouloir faire de Jérusalem une “entité séparée” des
deux Etats projetés le 29 novembre 1947 est contraire à ce principe, ce projet
faisant fi de l’opinion de la population, qui, rappelons-le, était depuis des
décennies sinon des siècles et même des millénaires à majorité juive. A aucun
moment, le vœu cette majorité ne fut sollicité. Pourquoi?
Des
spécialistes de droit international, dont une de mes connaissances, considèrent
que le projet (contestable) d’internationalisation de Jérusalem devrait être
déconnecté du statut international des Lieux saints et devrait même être
considéré comme caduc 59 ans après l’adoption de la résolution 181 dont la mise
en œuvre ne fut jamais appliquée ni même tentée.
Je me permettrais,
Monsieur le Président, d’énoncer d’autres faits historiques et d’autres
comparaisons.
Il est bon de savoir que la Cité de David, capitale
du Peuple juif fondée au début de l’âge de bronze, possédait ses édifices
monumentaux, ses palais et ses magasins dont on retrouve encore de nos jours des
vestiges? A l’intérieur du Temple majestueux édifié sur le Mont Moriah par le
Roi Salomon qui régna de -961 à -922, le Grand Prêtre, auquel s’appliquaient des
règles particulières avec un rituel et un habit bien déterminés, offrait des
sacrifices. Tout y était codifié et réglé en fonction de commandements stricts.
Des psaumes y étaient récités. Des pèlerinages étaient régulièrement organisés à
des dates bien précises. A la même époque, Paris ne s’appelait pas encore Paris,
pas même Lutèce. Berlin pas encore Berolinum dont l'origine du nom est inconnue.
Des peuplades sauvages y vivaient. Et c’est pourtant de cette ville (4),
ex-capitale du troisième Reich, que le 25 mars 1999 les Quinze crurent bon de
réaffirmer le droit pour M. Arafat de créer un “Etat palestinien” d’ici à
l’an 2000. Le même M. Arafat qui proclamait haut et fort, partout et y compris à
la tribune de l’ONU, revolver à la ceinture, que Jérusalem en sera la capitale.
Personne ne s’en émut, personne ne s’en offusqua. Deux semaines plus tôt, à
Strasbourg, les Eurodéputés réclamaient “un statut international” pour
Jérusalem avec une gestion multilatérale des Lieux saints.
Comme
ci-dessus mentionné, notre pays ne reconnut jamais Jérusalem comme capitale
d’Israël. Il emploie régulièrement l’expression “Gouvernement de Tel
Aviv” en lieu et place de “Gouvernement de Jérusalem”, se référant
ainsi à la résolution 181 de l’Assemblée Générale de l’ONU du 29 novembre 1947.
Certes, je le réécris, cette résolution envisageait un statut international
(corpus separatum) pour la Ville sainte mais elle envisageait en même
temps le partage de la Palestine sous mandat britannique. Or d’une part, ce
statut n’était prévu que pour dix ans et, d’autre part, les Juifs acceptèrent
ladite résolution à l’inverse des Arabes qui, ne rêvant que de détruire le futur
Etat d’Israël et “jeter les Juifs à la mer”, la refusèrent à la
conférence du Caire du 17 décembre 1947, soit moins de trois semaines après son
adoption. La France ignore-t-elle ces faits? Je ne le pense pas.
Lors de
la Guerre d’Indépendance de 1948, certaines organisations de défense juive
voulurent courageusement maintenir une présence juive dans la vieille ville de
Jérusalem tout comme les Zélotes lorsque Titus assiégeait la ville. Aux termes
d’un blocus et de très meurtriers combats, le quartier juif fut contraint de se
rendre, des habitants furent tués, d’autres s’exilèrent pendant 19 ans (on ne
parla jamais de “réfugiés” pour ces pauvres gens!). Ainsi donc, Jérusalem-Est
tomba aux mains des Transjordaniens du Roi Abdallah. L’Armistice du 3 avril 1949
consacra la coupure en deux de la Ville sainte. Dès le début de l’occupation de
cette partie de Jérusalem, les Arabes détruisirent pratiquement systématiquement
tous les lieux de culte juifs, les yeshivot (écoles religieuses) ainsi
que tous les autres symboles de trois mille ans de présence juive. Plusieurs
milliers de tombes du cimetière millénaire du Mont des Oliviers furent profanées
et des pierres tombales servirent à la construction de latrines pour la Légion
arabe. La Synagogue de la Hurva datant du XVIème siècle fut complètement détruite et d’autres
Synagogues du XVIIème saccagées, ruinées. En
tout, 58 Synagogues furent victimes du vandalisme et de la haine arabes.
Jérusalem-Est, dont naturellement le Mur Occidental, le Kotel (5), fut
interdite aux Juifs ainsi qu’à toute personne venant d’Israël, aux pèlerins
comme aux orants. Tout ne devint que désolation. La diplomatie de la France et
celle des autres nations restèrent muette face à cette situation.
Le 28
juin 1967 la Knesset proclama officiellement la réunification de
Jérusalem, capitale éternelle de l’Etat d’Israël, “une et indivisible”,
garantissant cependant pour tous le libre accès aux Lieux saints et précisant
que la souveraineté d’Israël ne saurait en aucun cas faire l’objet de
négociations. La communauté internationale refusa de reconnaître cette décision
d’Israël, pays souverain et, par surcroît, unique démocratie de toute cette
région. Israël devenait le “Juif des nations”. Israël était ainsi le seul pays
au monde auquel le droit de choisir librement sa capitale fut contestée. “Il
y a plus de raisons pour que Jérusalem soit la capitale d’Israël que pour
Washington d’être la capitale des Etats-Unis, pour Paris d’être la capitale de
la France et pour Oslo d’être la capitale de la Norvège” déclarait il y a
quelques années Kare Kristiansen (6), ancien ministre norvégien, ancien membre
du Comité Nobel de la Paix, initiateur d’une pétition internationale pour le
transfert de toutes les ambassades à Jérusalem et Président du mouvement
“Jérusalem 3000 Embassy”. Il est intéressant de noter par ailleurs qu’en 1997 le
Dr Abdul Hadi Palazzi, Imam de l’Institut Musulman Italien de Rome, déclara
entre autres: “Nous savons que les Catholiques romains ont Rome pour capitale
et le fait qu’il y ait dans cette ville la plus grande mosquée d’Europe et une
ancienne communauté juive n’enlève rien à son statut de centre du Catholicisme
romain. De plus, nous savons que La Mecque est le plus grand centre pour les
Musulmans du monde entier et que la ville est entièrement sous administration
musulmane. Nous devons respecter un principe d’équité et accepter sans réserve
l’idée que les Israéliens, en tant que nation, et les Juifs, en tant que
religion, doivent avoir leur propre capitale politique et morale sous leur
administration seule et non partagée, même s’il y a à Jérusalem des Lieux saints
pour les autres fois abrahamiques” (7).
Depuis de nombreuses années,
les Arabes en général, jusque et y compris les dirigeants des pays ayant signé
un traité de paix avec Israël, et les “Palestiniens” en particulier, mènent une
politique offensive tous azimuts, répétant inlassablement partout dans le monde
que Jérusalem doit être arabe et constituer la capitale d’un “Etat de
Palestine”. En février 1999, une conférence se tenait dans le même sens au
Maroc, pays arabe présenté comme modéré. Une fois encore et une fois de plus,
les nations se turent comme elles se turent au temps de la Shoah. Pourtant
Jérusalem ne représente que le troisième Lieu saint de l’Islam après La Mecque
et Médine (le deuxième après Rome pour la Chrétienté malgré la mort et la
résurrection de Jésus dans cette ville) et n’a jamais été, je le souligne à
nouveau, la capitale d’un Etat musulman.
Comme vous le savez, Monsieur
le Président, les Arabes brandissent la menace du boycott en toutes
occasions, dans un silence complice, voire malheureusement approbateur, de
l’Europe comme ce fut le cas pour une affaire de restauration rapide en banlieue
de Jérusalem ou pour une exposition d’Israël à Disney (Orlando-Floride)
présentant Jérusalem comme sa capitale. Mais ce qui est pire et déplorable,
c’est que l’UNESCO lança il y a quelques années, une campagne incluant la
vieille ville dans une liste de 25 sites mondiaux “menacés de
destruction” situés pour la plupart dans des pays incapables d’assurer
eux-mêmes l’entretien et la sauvegarde de leur patrimoine archéologique. Une
campagne de collecte de fonds fut même lancée, cette organisation pour la
Culture et l’Education semblant considérer Jérusalem-Est comme étant déjà sous
souveraineté autre qu’Israélienne. Il est intéressant de noter qu’il n’y eut
aucune la réaction de l’UNESCO lorsque des travaux illégaux, donnant lieu à des
saccages archéologiques, furent effectués par le Waqf, autorité
responsable des Lieux saints musulmans, dans les “Ecuries de Salomon” sous
l’Esplanade du Temple (et non des Mosquées) alors qu’il n’en fut pas de même
pour “l’affaire du Tunnel” débouchant sur la “voie dolorosa” ou, plus près de
nous, pour la réfection par Israël de la rampe permettant l’accès à l’Esplanade
du Temple par la “Porte des Maghrébins”. Toujours un poids, deux
mesures!
La Communauté internationale, donc la France, considère toujours
Jérusalem comme un “territoire occupé” qui devra, de ce fait, faire partie des
“négociations sur le statut final des territoires”, ce qui est en contradiction
flagrante avec la proclamation de la Knesset du 28 juin 1967 ci-dessus
mentionnée et son caractère “un et indivisible”. En tout état de cause,
contrairement à ce que l’on veut bien nous faire croire, la confiance ne règne
jamais les rares fois où se tiennent des réunions autour d’une table de
négociations. N’est-il pas aberrant d’entendre les Arabes, pourtant responsables
de la situation actuelle et pourtant vaincus “mettre Israël en demeure...,
exiger..., dénoncer..., accuser Israël...”? Est-elle admissible cette
propagande anti-israélienne, voire antisémite, doublée de cet enseignement de la
haine et du mépris inculqué aux enfants de Gaza, de Ramallah et même, paraît-il,
dans certaines écoles arabes de Jérusalem avec l’argent de la Communauté
internationale?
Il ne faut bien sûr jamais désespérer dans la vie. Et
chez les Juifs encore moins! L’hymne national israélien n’est-il pas la
Hatikva, l’espoir? Mais par moments, Monsieur le Président, je me
dois de vous avouer que je perds espoir car pour faire la paix, il faut être au
moins deux et pour l’instant, il n’y a qu’Israël qui la désire sincèrement,
cette paix.
“La paix”, disait Baruch Spinoza, “ce n’est pas
l’absence de guerre, c’est un mouvement de l’âme”. La “paix des cœurs”, en
quelque sorte! La paix doit être régie par la bonne foi. Où est-elle cette bonne
foi? Monsieur de La Fontaine avait mille fois raison dans sa fable “Les loups et
les brebis” dont la moralité est:
Nous pouvons conclure de là Qu’il faut faire aux
méchants guerre continuelle. La paix est fort bonne en soi, J’en conviens:
mais à quoi sert-elle Avec des ennemis sans foi?
Voilà,
Monsieur le Président, ce que m’a inspiré, cette année encore, la
non-participation de la France aux cérémonies du Yom Yerouchalaïm. Je
terminerai cette longue mais non exhaustive énumération de faits et commentaires
en souhaitant sincèrement que mon pays soit présent “l’an prochain à
Jérusalem” pour le 41ème anniversaire de sa
Libération. Et pourquoi pas représenté par vous-même?
Comme je
l’indiquais au début de la lettre, la question de la non-présence de la France
cette année encore aux manifestations du Yom Yerouchalaïm concerne
principalement tous les Juifs, à quelques très rares exceptions près, ainsi que
tous les amis sincères des Juifs et d’Israël.
Ce qui suit concerne tout
le monde et, en premier lieu, les familles des trois militaires israéliens,
Guilad Shalit, Ehud Goldwasser et Eldad Reguev enlevés il y a presque un an et
dont, à ce jour, nous sommes sans nouvelles. Il est intolérable et même criminel
que les organisations terroristes qui les détiennent refusent la visite de la
Croix Rouge Internationale et s’opposent même à la transmission de
lettres.
Lors de votre campagne électorale, Monsieur le Président,
vous avez marqué votre intérêt pour la détention en Colombie, pays que je
connais pour y avoir travaillé, de Madame Ingrid Bétancourt qui possède la
double nationalité (française et colombienne), vous avez reçu sa famille et avez
promis de faire tout votre possible pour obtenir sa libération.
Je me
permettrais bien respectueusement de solliciter de votre bienveillance les mêmes
démarches pour le jeune Guilad Shalit qui lui aussi possède la nationalité
française (et la nationalité israélienne). Mais l’idéal, naturellement, serait
que vous interveniez pour la libération des trois militaires car la France était
partie prenante dans la résolution 1701 mettant fin aux combats qui opposèrent
pendant 33 jours Israël au Hezbollah en juillet et août derniers. Ladite
résolution prévoyait le déploiement d’une force de l’ONU le long de la frontière
israélo-libanaise, le non-réarmement du Hezbollah et la libération de Ehud
Goldwasser et Eldad Reguev. Si la première condition a été respectée, il en va
tout autrement de deux autres!
En vous demandant de bien vouloir excuser
la particulière longueur de ce courrier, je vous prie de croire, Monsieur le
Président, en l’expression de ma très haute considération.
Charles Etienne NEPHTALI Ingénieur Honoraire
de l’IGN
(1) Dans
l’Histoire juive, le chiffre 40 est un chiffre symbolique correspondant
tant à la joie qu’au désastre. Quelques exemples entre autres:Le Déluge dura
40 jours et 40 nuits avant que la colombe envoyée par Noé ne
revienne avec un rameau d’olivier dans son bec.Les Hébreux errèrent 40
années dans le désert avant d’entrer en Terre que D.ieu leur avait
promise.Avant d’entrer en Terre promise, Moïse envoya des “explorateurs” pour
voir comment elle se présentait. Ils y restèrent 40 jours. En France,
en octobre 1940, des lois antijuives furent promulguées.
(2) Le
Grand Rabbin de France Jacob Kaplan déclara à l’époque: “Comme au temps du
génocide hitlérien, Israël était seul”.
(3) Jérusalem fut détruite et
reconstruite 25 fois entre le règne du Roi Salomon (de -961 à -922) et celui de
Soliman le Magnifique (de 1520 à 1566).
(4) Ironie de l’Histoire, c’est
l’Ambassadeur d’Allemagne, pays assurant la présidence tournante de l’Union
Européenne, qui annonça que les ambassadeurs de l’U.E. ne participeraient pas
aux cérémonies officielles organisées par Israël.
(5) Du Temple de
Jérusalem, il ne reste rien que l’esplanade sur laquelle il était construit. Le
Kotel, le Mur de soutènement occidental de ladite esplanade” est
également connu sous le nom de “Mur occidental” ou encore, mais j’aime moins,
“Mur des Lamentations”.
(6) Kare Kristiansen démissionna du Comité Nobel
de la Paix en signe de protestation contre la candidature de M.
Arafat.
(7) “D’abord ville sainte d’une seule foi, ensuite de deux et
puis de trois, Jérusalem est devenue, au cours de l’Histoire, la pierre de
touche du prestige et de la gloire, un symbole de puissance et de suprématie et,
de ce fait, le prix de la rivalité perpétuelle de ces fois et des peuples les
professant”. Joël L. Kraemer, The Jerusalem Question, in
Jerusalem.Problems and Prospects, J.L. Kraemer (ed.). New York, Praeger,
1980, p. 16.
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