Les
roquettes ont
continué à pleuvoir
hier sur Sderot,
faisant quatre
blessés. Un
missile Grad
à longue portée
a atterri à
Ashkelon, tandis
que les kibboutz
jouxtant la
frontière avec
Gaza étaient
soumis à un
feu nourri de
mitrailleuses
et de mortiers
et qu' un volontaire
équatorien qui
travaillait
sur un tracteur
était abattu
d'une balle
dans le dos
par un snipper
palestinien.
Israël
ne peut rester
les bras croisés
devant les attaques
incessantes
auxquelles est
soumis le sud
du pays. Ehoud
Olmert, échaudé
sans doute par
les ratés de
la guerre au
Liban en 2006
ne se résoud
pas, malgré
les pressions
des milieux
militaires,
à engager une
action de grande
envergure et
donne la préference
à des opérations
ponctuelles
dont les résultats
se font attendre.
Ainsi,
au cours de
la journée d'hier
les forces de
défense d'Israel
ont infligé
de lourdes pertes
au Hamas qui
a perdu au moins
vingt de ses
militants armés.
Ce matin, c'est
Walid Obeidi,
chef du Djihad
Islamique de
Cisjordanie
qui a été abattu.
Mahmoud
Abbas, engagé
dans d'importantes
négociations
avec l'état
juif sous la
houlette des
Américains s'était
engagé comme
le lui demandait
la feuille de
route, à désarmer
les milices
et mettre un
terme au terrorisme.
Il
ne l'a pas fait
, obligeant
Israel à faire
lui-même le
sale boulot.
Aujourd'hui,
il jette les
haut-cris en
accusant l'état
juif de
massacrer son
peuple. S'il
avait réussi
à mettre de
l'ordre dans
les territoires
dont le suffrage
universel lui
a donné la charge
on n'en serait
pas là
Pouvait-il
croire qu'Ehoud
Olmert allait
accepter
de laisser indéfiniment
ses concitoyens
sous la menace
des terroristes
sans réagir
?
Il avait
été prévenu
à maintes reprises,
rien n'est possible
s'il n'est pas
mis fin au terrorisme.
Ses
protestations
virulentes laissent
planer un doute
sur la pureté
de ses intentions.
Et si
entre le Hamas
et l'OLP on
s'était distribué
les rôles du
bon flic et
du méchant flic,
l'un parlant
de paix pendant
que l'autre
poursuit ouvertement
sa guerre ?
Doit-on
imaginer que
dans ces conditions
Israel se trouve
piégé, squizzé
comme on dirait
au bridge ?
En
fait sa marche
de manoeuvre
est très étroite.
Veut-il imposer
des sanctions
économiques
à Gaza et c'est
un tollé géneral
dans l'opinion
mondiale entièrement
acquise
aux Palestiniens.
Essaye-t-il
de les décourager
de lancer leurs
roquettes en
diminuant les
livraisons de
fuel ou en leur
imposant des
coupures d'électricité
?
Le
monde entier
s'enflamme et
la haute-cour
israélienne
elle-même y
va de ses interdictions.
Permet-il
le passage des
camions de l'aide
humanitaire
venue d'Europe
qu'il y découvre
des tonnes de
matériel entrant
dans la fabrication
des "kassam".
Alors
que faut-il
faire ?
Une
majorité d'Israéliens
pensent qu'Ehoud
Olmert doit
démissionner
si les conclusions
du rapport Vinograd
lui sont défavorables.
Le
départ probable
du gouvernement
d'Avigdor Libermann
et de son parti
"Israel
Beteinou"
le fragiliserait
davantage, le
mettant à la
merci du parti
"Shas"
pour conserver
une majorité
qui ne se trouverait
pas dans les
meilleures conditions
pour faire les
concessions
douloureuses
qu'il laissait
prévoir sur
Jérusalem, les
implantations,
le retour des
réfugiés .
Dans
ce contexte
difficile, il
semble bien
que l'accord
de paix tant
souhaité par
le président
Georges Bush
ne soit pas
encore à portée
de main.
André
Nahum