Dans
l'enfer de Gaza,
dans cette
maigre bande
de terre où
vivent un million
et demi de Palestiniens,
soumis à un
blocus israélien
dénoncé par
l'humanité toute
entière, aux
coupures d'électricité
pratiquées par
Israél, s'est
ajoutée un
jour, vous le
savez l'obscurité
totale décidée
par le Hamas
pour monter
une opération
de propagande
à l'intention
de la presse
internationale
qui put alors
filmer à loisir
des femmes et
des enfants
déambulant dans
le noir, une
bougie à la
main.
Dans
cette même bande
de Gaza, tout
le monde le
sait, les Israéliens,
c'est à dire
les Juifs en
restreignant
la fourniture
de carburants
et de certaines
matières , rendent
extrêmement
difficile le
fonctionnement
des deux seules
industries qui
existent dans
cette région
sinistrée, à
savoir la fabrication
des roquettes
Kassam et le
creusement de
tunnels qui
sont les spécialités
de l'endroit,
nuisant ainsi
gravement à
l'économie locale.
Le
territoire est
de plus, constamment
agressé par
les "sionistes"
qui en éliminant
les fonctionnaires
qui ne font
que leur travail
en envoyant
ces roquettes
sur Israël,
rendent le recrutement
plus difficile.
Dans
Gaza-la-martyre,
suite au génocide
perpétré par
les mêmes sionistes
et dénoncé avec
force par les
responsables
palestiniens,
la population
a augmenté de
vingt cinq pour
cent en dix
ans, ce qui
prouve que même
en matière de
génocide les
Juifs ne font
jamais rien
comme les autres.
Dans
Gaza, l'autre
jour, il y a
eu tout de même
un moment de
bonheur. Des
enfants ont
souri et ont
distribué des
bonbons
et des gâteaux.
Des femmes ont
poussé vers
le ciel des
you-you joyeux.
Pendant
un court instant,
toutes les difficultés
ont été oubliées
et l'émotion
était communicative.
Seule comptait
la belle, la
grande nouvelle
que l'on venait
d'apprendre,
l'immense victoire
obtenue sur
l'ennemi sioniste.
En
effet quelques
heures auparavant,
une roquette
avait atteint
une maison d'habitation
à Sderot blessant
deux jeunes
israéliens,
deux frères
, dont l'un
âgé de onze
ans, très gravement.
Transporté à
l'hôpital, ce
garçonnet dut
subir l'amputation
d'une jambe.
Et pendant que
d'autres enfants
de son âge faisaient
une fête bruyante
à Gaza, il se
tordait de douleurs
et gémissait
sur son lit
d'hôpital. Dans
cet hôpital
où l'on amenera
peut-être tout
à l'heure un
petit enfant
palestinien
malade ou blessé.
Peut-être
celui-là-même
qui distribuait
des bonbons.
Lorsque
Sharon a décidé
d'évacuer complètement
la zone de Gaza,
toutes les conditions
étaient réunies
pour que les
Palestiniens
en fassent une
région prospère,
une sorte de
petit paradis
analogue à Singapour.
Aujourd'hui,
pour les enfants
gazaouites plongés
dans une détresse
extrême par
la folie des
hommes, la seule
possiblité d'avoir
un peu de bonheur
c'est d'apprendre
qu'un gamin
juif de leur
âge s'il rechappe
de ses blessures,
restera
infirme
à tout jamais.
Pitoyable
victoire.
Alors
pour finir,
je voudrais
faire
mienne cette
exclamation
en termes un
peu crus du
héros de Karim
Saroub, écrivain
français d'origine
algérienne dans
son roman "Racaille"
: "
Ce qui me fait
chier dans les
relations humaines,
c'est que ça
pourrait être
beau, très beau
même, mais c'est
con, c'est complètement,
franchement,
totalement con".
Comment
faire ?
Billet
d'André Nahum