Je doute très fort que l’Iran cesse
volontairement sa quête de technologie d’enrichissement d’uranium qui lui
permettrait l’acquisition de la bombe nucléaire. Je doute également que la
communauté internationale se saisisse finalement de la voie militaire, faute
d’efficacité des sanctions onusiennes et américaines, pour contraindre
la Perse à
obtempérer aux résolutions internationales. Je doute que le gouvernement
israélien, gouvernement d’Olmert compris, accepte cette éventualité de plus en
plus concrète et n’agisse pas pour détruire toute possibilité iranienne quant à
la détention de bombes nucléaires.
Ce qui conduira à une réaction iranienne
vigoureuse par des missiles sur l’ensemble du pays et principalement sur les
zones urbaines. Le Hezbollah étant un bastion des mollahs au Liban, il faudra
s’attendre à ce qu’ils participent aux tirs de joie de leurs patrons. Rien
n’exclut une participation de la
Syrie à ce concert, la reconquête du Golan étant le masque qui
cache l’objectif réel déclaré en 1948, à savoir l’éradication du voisin
israélien. Le Hamas qui a le même espoir, se pliera à la solidarité musulmane et
expédiera les Qassams et Grads qu’il détient sans plus de retenue, la lutte
finale étant arrivée.
Les seuls dont on peut douter de leur
participation à l’heure actuelle sont les arabo-israéliens. Nul ne peut, encore,
affirmer avec certitude leur degré de sympathie pour le combat de l’Ouma. S’il
est encore faible, il n’en reste pas moins que l’ouverture de quatre fronts
simultanés peut encourager un grand nombre à rejoindre les rangs de nos ennemis.
Ce qui ouvrirait un cinquième front, et celui-ci en plein cœur de notre patrie.
Triste constat ! Mais pour autant, faut-il
laisser l’Iran acquérir les capacités nucléaires sans réagir ? Au vu des
réalités ci-dessus on serait tenté pour le moins.
Il est vrai que si le gouvernement d’Ehud
Olmert avait éradiqué le Hezbollah lorsque cela lui était possible en l’an 2006,
puis décidé de mettre un terme au califat islamique du Hamas, le front intérieur
ne se poserait plus et la
Syrie s’interrogerait sur ses capacités militaires à
‘’récupérer’’ le Golan. L’Iran ne serait plus qu’un problème unique et de
nombreux israéliens seraient, alors, épargnés et ne réclameraient point la
démission de ce gouvernement avec autant d’obstination.
Olmert lors des dernières élections en 2006
nous avait promis une paix pour 2010. Je crains qu’il ne s’agisse tout
simplement de la paix des cimetières.
Autre sujet. La télévision qatarie
Al-Jazaira a informé ses téléspectateurs de la ‘’barbarie’’ israélienne car tirant, comme
chacun le sait, sans retenue sur des civils et particulièrement des enfants. Les
images poignantes pointant uniquement sur cette ‘’réalité’’ ont définitivement
convaincu ceux de la communauté musulmane qui avaient encore un doute sur
‘’l’attitude inhumaine’’ israélienne. Mahmoud Azahar, leader du Hamas a, par
ailleurs, remercié chaudement ce média ainsi, ce qui est plus naturel,
qu’Al-Aqsa la télé palestinienne.
Les souffrances et les victimes
israéliennes des tirs de missiles gazaouits n’ont pas eu, quant à eux, le même
traitement sur la fréquence qatarie. L’information à ce sujet a totalement été
escamotée au public de la chaîne. Interrogé sur ce manque de déontologie par une
chaîne israélienne, le correspondant d’Al-Jazaira en Israël (exerçant librement
son métier de ‘’journaliste’’ en Israël et ayant appris à parler, depuis,
l’hébreu) a affirmé ne retransmettre que la « réalité du terrain »
(sic).
Il y a des expulsions qui se font
attendre.
Dernier sujet. Jean Daniel, patron de
l’hebdomadaire le Nouvel
Observateur, a -dans son dernier éditorial- affirmé ne pas se sentir
représenté par le CRIF, car soutenant exclusivement les victimes israéliennes.
Le CRIF étant le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, on ne
savait pas Jean Daniel Juif à se sentir membre de cette communauté. Est-il
suffisant de naître de parents juifs pour se sentir soi-même concerné par le
Judaïsme ou faut il, plutôt, pratiquer et participer aux particularités de cette
religion pour l’être ?
Autrement dit, naître de parents médecins
fait il de nous des médecins sans pour autant étudier puis pratiquer cette
discipline ? Evidemment non ! Ce qui, je vous l’avoue, me rassure. Car avoir un
coreligionnaire tel Jean Daniel me démotiverai de mon combat en faveur du
Judaïsme et de l’état d’Israël.
Allez ! Si un jour ce dernier a un problème
en France pour cause d’antisémitisme (sic) on intercédera auprès de ses amis
‘’palestiniens’’ pour qu’ils l’acceptent dans le paradis de
Gaza.
Victor PEREZ ©