Oui, vous n'avez pas rêvé, nous parlons réellement d'épouvantails
tout ce qu'il y a de plus vêtus, de taille humaine, coiffés d'un chapeau, de
masques comme enfilés au-dessus des visages
!!
La scène est visible dans les champs du kibboutz Eyn Hashlosha, à
deux pas de Gaza, près, trop près dorénavant peut-être
?
L'idée première étant de servir de leurres aux tireurs extrémistes
palestiniens, de leur donner l'occasion de fêter la mort d'autres juifs, de
distribuer une nouvelle fois des friandises dans les rues animées de la ville,
dans ces rues transformées tout à coup en une estrade, en un show de cris, de
chants et danses…et tout ceci pour quelques épouvantails couchés sur le
sol…
Certes, le lieu exact choisi pour installer les bonshommes n'est
pas totalement arbitraire car à l'emplacement exact de la chose, il y a à peine
deux mois, a été tué un volontaire équatorien : Carlos Andres ( za"l ) ! Malgré
tout, et bien malheureusement, le concret dépasse quelquefois la symbolique
!
L'idée seconde elle, se distingue par un écriteau déposé aux pieds
de ces simili-humains, et sur laquelle sont notés ces 4 mots en grosses lettres
:
Laissez Pousser en Paix ! ( T'nu Ligdol Besheket ) car, et bien
évidemment, depuis les premières attaques palestiniennes , la terre ne produit
plus comme elle le devrait. Comment le pourrait-elle ? Ici une roquette, là un
trou de missile, ailleurs des tirs
sporadiques…
Des productions agricoles qui desservaient alors tout le pays se
sont transformées en quasiment inexistantes, ne parvenant plus à "pousser
".
L'appel de la terre sera-t-il plus voué à la réussite que le besoin
d'éliminer l'autre, le gêneur ?
J'ose espérer qu'à travers cette idée de trois jeunes étudiants,
les hommes de toute part sauront entendre la voix qui hurle sous leurs semelles
:
" Laissez moi donc vous offrir mes cultures "
!