Le
Président du CRIF, Richard Prasquier, vient de se décider à prendre part dans la
recherche de la vérité dans ce qui est commun d’appeler « l’affaire
Al-Dura ». Lors d’une conférence de presse, il a demandé qu’une commission
d’enquête internationale soit nommée et composée d’experts neutres capables de
trancher dans le différend qui oppose France 2 et Charles Enderlin d’une part et
plusieurs contradicteurs de diverses nationalités d’autre part. Arlette
Chabot Directrice de la rédaction de la chaîne publique affirme de son côté que
rien ne s’y oppose. L’envoyé permanent en terre sainte de la télévision publique
française, quant à lui, confirme cette volonté. Sauf qu’à bien les entendre et
les lire toute raison est bonne pour repousser aux calendes grecques, voire
annuler, cette possibilité. Pour l’une, sur RCJ, le CRIF est trop engagé auprès
de leurs accusateurs et ne peut donc être partie neutre. Pour le second, le
frein -dixit son blog-viendrait des autorités israéliennes qui refusent toute
enquête. Bref ! On a droit, nous autres simples spectateurs, au spectacle du
chien qui se mord la queue et qui trouve cela tellement bon qu’il continuera
encore longtemps. Il nous faut donc trouver le moyen de les obliger à
une enquête internationale à minima. Ils affichent partout leur accord à faire
expertiser les blessures du père Jamal Al-Dura devant une « commission
indépendante (…), avec les garanties d'indépendance et de sérieux » qu’exige
un tel litige. Face à cette volonté affichée et proclamée sur tous les tons, il
est de notre devoir de les prendre à leur propre piège et de leur proposer une
solution beaucoup plus simple et dont nul ne pourra contester son
résultat. Il reviendra aux différentes parties d’agréer chacun de leurs
côtés les experts qu’ils les représenteront afin de les mandater à une seule
expertise. Celle des neuf blessures par balles à hautes vélocités mentionnées
par le reportage litigieux. La science de nos jours étant un art démontré, il
serait étonnant de voir ces experts réunis en commission arriver à des résultats
différents sur les blessures existantes. Les expertises devront se tenir sur un
laps de temps intangible et déterminé auparavant. Les résultats devront être
totalement rendus publics dans leurs intégrités. Tous les dossiers médicaux
devront leur être communiqués. Ceux de l'hôpital Shiffa de Gaza, ainsi que ceux
de l'hôpital militaire d'Amman (s’ils existent vraiment). Mais aussi ceux de
l’hôpital israélien Tel-Hashomer de Tel-Aviv, démontrant que les
blessures de Jamal datent de 1992 et que ce dernier s’y fit opéré pour récupérer
l’usage de sa main droite. Pour de
véritables experts, il est relativement simple d’établir l’ancienneté d’une
blessure, mais aussi de connaître l’outil qui l’a commis. Il est donc peu
probable que leurs résultats divergent de beaucoup, et empêchent en conséquence
une conclusion claire et nette sur la véracité, ou non, du reportage. L’affaire
s’arrêtera là, et ceux qui seront désignés comme fautifs se devront d’en assumer
tous les effets. A ce stade de la proposition, un seul point reste à
préciser. Quels sont les principaux détracteurs de la version de France 2 ? Les
noms les plus cités sont évidemment la Metula News Agency représentée par son
rédacteur en chef Stéphane Juffa ; s’y rajoute le nom de Richard Landes ; ainsi
que celui de Philipe Karsenty. A ces trois personnes de s’entendre sur le nom
des experts les représentants. Et que nulles prétentions de leurs parts ne
viennent simplifier la tâche d’Arlette Chabot et de Charles Enderlin dans leur
volonté d’esquiver toute enquête internationale.
Victor PEREZ ©Les articles reproduits sur ce site sont sous l'entière responsabilité de leur
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