Israël a décidemment bien de la ‘’chance’’
d’avoir comme Premier ministre Ehud Olmert. Présidant aux destinées du pays, il
se bat sur plusieurs fronts pour amener aux électeurs, les meilleures conditions
de vie !!! C’est ainsi qu’il octroie, encore, une chance à une trêve avec le
Hamas avant… avant probablement une nouvelle trêve qui précédera, évidemment,…un
carnage qui obligera, alors, les politiques à intervenir pour ramener le calme
totale sur la frontière sud du pays. Une intervention tardive qui aura eu, comme
coût, le sang de plusieurs civils israéliens sacrifiés sur l’autel
politique.
Ehud se bat également sur le front nord.
Si ! Si ! Il tient à faire la paix avec la
Syrie. Pour cela il est prêt à se déplacer
jusqu’à Paris pour immortaliser une poignée de main avec Bachar El-Assad explicitant ainsi son
exigence d’un retour complet du Golan au sein de son pays, et cela avant
d’obtenir la moindre preuve de Paix de la part de ce tyran. Comme, par exemple,
la fin de toutes relations avec le Hezbollah, groupe terroriste reconnu.
Olmert veut également signer un document
sur les avancées de l’état de « Palestine » à créer, avant le départ de
Georges W. Bush de la
Maison blanche. Cela avant d’avoir la certitude de posséder une
majorité parlementaire ; ou, mieux, le peuple israélien à ses côtés ; et,
nécessairement, la conviction d’avoir un partenaire pacifique pour se
faire.
Le Premier ministre israélien est avocat de
formation et connaît donc le pouvoir des annonces, voire, le choc des images.
Par les temps actuels d’excommunication à son encontre, tout ce qui peut en
conséquence rehausser son image de chef du pays est bon à prendre. Cela dans le
but de pouvoir continuer à exercer son métier de politicien et ne pas être
contraint à une retraite anticipée au motif de corruption
aggravée.
Nul n’est dans les petits papiers d’Ehud
Olmert, mais la politique politicienne de ce dernier semble évidente. C’est en
vertu de cette dernière qu’il a accordé son accord à des primaires au sein de
son parti Kadima, mais sans pour autant autoriser actuellement une date précise.
La finalité de la chose étant de pouvoir être à sa tête le jour des élections
nationales et, subséquemment, être élu député, dirigeant les députés de sa
formation, devenir ministre dans une coalition, ou pourquoi pas chef de
l’opposition. Le tout dans l’espoir de récupérer, un jour, le poste de Premier
ministre qu’il va perdre d’ici peu.
Le 25 juin prochain, le parti travailliste
sera donc forcé de voter la dissolution de la Knesset. Suivi en
cela par le Shass qui n’a pas obtenu la réévaluation des allocations familiales
(excuse politicienne ayant comme objectif de se présenter au mieux devant ses
électeurs). Ehud Olmert décidera alors d’une date pour les primaires et
annoncera qu’il sera candidat à sa propre succession, obligeant, ainsi, le
premier secrétaire du parti Travailliste à voter définitivement en faveur de la
dissolution lors des deux autres lectures de la loi au parlement.
Le temps aidant, le contre-interrogatoire
de son principal accusateur étant réalisé avec le maximum de publicité en faveur
de sa probité, il ne lui restera plus qu’à se glorifier de ses effets d’annonces
ci-dessus décrits et profiter du fait que le doute doit toujours bénéficier à
l’accusé.
Le moindre mal de toutes ces magouilles
politiques est que le résultat sera le changement de politique à l’égard du
monde arabe riverain d’Israël et qui inquiète tant la population. Benjamin
Netanyahou élu premier ministre en place d’Ehud Olmert, s’il se pliera à des
concessions, aura le mérite au moins d’imposer de façon indiscutable la loi de
Tsahal à la bande de Gaza, d’exiger de la Syrie des preuves tangibles de sa
volonté de Paix, et d’indiquer aux ‘’Palestiniens’’ que la condition d’un état
de ‘’Palestine’’ aux côtés d’Israël a comme prix Jérusalem une et indivisible et
l’oubli définitif du fantasme du « droit au
retour ».
Qui pense vraiment que la Paix approche à grand pas dans
cette région ?
Victor PEREZ ©
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