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Ces derniers temps, les médias français ont été
contraint de s’interroger sur le mouvement démocratique populaire et débutant au
Proche et Moyen-Orient, mais aussi -et surtout- sur les causes de ce soudain
intérêt des populations arabo-musulmanes pour nos valeurs démocratiques !!!
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Après les journaux, tels Le Monde où encore Le Figaro,
France 2 -la chaîne d’état française- s’y est essayé dans le journal du soir
présenté par David Pujadas. « Et si Bush avait eu raison ? ». Question qui sous
entend, si fort, l’égarement politique de cette partie de l’Europe -menée
principalement par la France- qui eut l’aplomb de se désigner comme étant le
« camp de la paix », qu’il aurait été plus approprié que cette chaîne, entre
autres médias, pose la question différemment : « Et si Chirac avait tout
faux ? ». Notamment depuis ses débuts en politique et son premier poste de
Premier Ministre de 1974 à 1976 !?!?
En effet ! Le plus ancien acte politique gravé dans la
mémoire collective, concernant cette époque, n’est autre que la célèbre vente de
la centrale nucléaire Osirak à son ami Saddam Hussein, grand exportateur de
pétrole. ‘’Ami’’ qui, depuis, a déclaré la guerre à l’Iran, envahit le Koweït,
envoyé 39 Scuds sur Israël et gazé quelques milliers de Kurdes Irakiens.
A l’aune de ce tout petit rappel, on mesure mieux tout
le mérite de l’Etat d’Israël d’avoir détruit, sans bavure, cette centrale
nucléaire en 1981 ( que, par ailleurs, François Mitterrand refusa de
reconstruire ) mais aussi l’inconscience des autorités française de
l’époque.
Inconscience résultant d’une incompétence largement
confirmée par ailleurs.
-En 1988, à quelques jours du deuxième tour de la
présidentielle, Premier ministre et candidat à la magistrature suprême, il
obtint la délivrance des trois otages français du Hezbollah contre une rançon
restée, à ce jour, méconnue du grand public. Si cette libération ne l’a guère
récompensé pour autant, on peut cependant sagement subodorer, aujourd’hui, que
la ‘’Chiraquie’’ honore une partie de ses ‘’dettes’’ d’alors en refusant
d’inscrire le ‘’parti d’Allah’’ sur la liste européenne des groupes
terroristes.
-En 1995, dès les lendemains de son élection au poste de
Président de la République, il reprit les essais nucléaires à Mururoa, avant
d’être forcé, par la pression internationale, d’en diminuer le nombre puis de
les arrêter définitivement.
-En 1997, persuadé par des sondages d’opinions d’obtenir
une large majorité parlementaire, il remettra - par une dissolution anticipée
d’une année avant la fin normale de la législature - les clefs de Matignon au
chef de son opposition d’alors, Lionel Jospin.
-Son appui constant et inconditionnel, tout au long de
sa présidence, à Yasser Arafat et son action néfaste envers tout règlement
définitif du conflit proche-oriental, évincera -pour longtemps- la France de
toute participation active aux négociations futures entre les belligérants.
Soutien qui, entre autre, rendit les honneurs républicains à la dépouille de
celui qui fut, ni plus ni moins, que l’artisan de milliers de meurtres
d’Israéliens. Des assassinats et crimes contre l’humanité qui ne plaideront pas
en faveur d’une visite prochaine du Premier ministre Ariel Sharon au « Docteur
Chirac » comme surnommé par le défunt Raïs.
-Enfin, et sans être exhaustif, son opposition farouche
à la destitution militaire du despote irakien -qui nargua près de douze années
les instances internationales au détriment de son peuple- a vu, là encore, la
France et ses entreprises exclues de toute reconstruction future de
l’Irak.
Bref ! Devant autant de déconvenue politique, on peut
confirmer -sans peur de se tromper- que Jacques Chirac a tout faux, mais aussi
s’attrister de la situation de la France, otage de la ‘’Chiraquie’’. La Patrie
des Droits de l’Homme, pour avoir été l’un des bâtisseurs des Valeurs
Universelles, se doit de s’interdire toute récidive en 2007, et -pourquoi pas-
se choisir un clone de Georges W. Bush à cette élection.
Peut être, alors, retrouvera t-elle son rang parmi les
grandes nations qui composent la planète.
Victor PEREZ ©
perezvictor@tele2.fr