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Après une dizaine d’années de discussion
familiale, voici le temps de la concrétisation d’un dessein qui me tient
particulièrement à cœur. L’immigration et l’installation de ma famille en terre
d’Israël, la terre de mes ancêtres et non pas celle que d’aucuns m’affirment
appartenir à un autre « peuple ».
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Cette terre où, dit-on, coule le lait et le
miel mais surtout où l’esprit israélien fait corps commun avec cette morale qui
sied à tout ceux s’affirmant issus des combats en faveur de la Liberté, de la
Fraternité, de l’Egalité, des Droits de l’homme et de la femme, tout en
permettant à tout juif de diaspora d’affirmer sa dignité d’être humain face à
tous ceux ne rêvant que sa disparition.
Cette terre qui fut -il y a peu encore- un
désert, et qui s’est transformée -par la volonté de son peuple- en l’une des
régions les plus florissantes de la planète sans pour autant, malheureusement,
être devenue un havre de paix.
Et bien qu’instruit de tous les risques à
vivre dans un pays perpétuellement en guerre, sujet au terrorisme, à la calomnie
internationale et la condamnation permanente des instances internationales, je
ne peux m’empêcher de croire mes enfants nettement plus en sécurité parmi leurs
frères israéliens que citoyens d’un pays européen, en l’occurrence la France,
ayant renoncé ( définitivement ??? ) à la défense des valeurs qui l’ont façonné
pour de basses raisons mercantiles.
Si mon identité culturelle a principalement
forgé ma décision d’immigrer prochainement en Israël, ainsi que probablement le
nombre croissant d’antisiomites au km², ma raison -toutefois- ne m’en dissuade
aucunement.
Nonobstant lorsque mes pensées imaginent
tristement ma descendance en uniforme ( dans un avenir encore assez lointain )
surveillant les frontières de leur nouveau pays et risquant les dangers
inhérents à leurs missions sécuritaires pour cause de refus du monde
arabo-musulman de reconnaître le droit du peuple juif à disposer d’un état,
aussi petit soit il.
Ni, non plus, lorsque je m’aperçois que
l’économie du pays ne me garantit nul
niveau de vie comparable à celui que j’abandonne, ou ne m’assure que le
gouvernement israélien, si je défaille, assurera les miens d’un minimum
vital.
D’aucuns, à la lecture des ‘’périls’’
guettant la vie future de ma famille, me recommanderaient charitablement
d’oublier promptement ce projet et d’attendre des jours meilleurs pour sa
réalisation. Et cependant, les formalités de l’immigration sont remplies, les
déménageurs requis, la famille et les amis prévenus de notre départ imminent de
France.
Ce pays qui fut autrefois le phare d’un
mode de vie exemplaire et qui n’est plus qu’un pays infecté par le
‘’chiraquisme’’, une pestilence présidée par un Jacques Chirac que la mémoire de
l’histoire retiendra comme le plus mauvais président de la cinquième
république.
Je quitte donc cette ‘’France’’, celle dont
-entre autre- l’avilissement politique du monde anglo-saxon prime sur toute
autre bataille, notamment celles contre les dictatures que compte notre planète.
Politique pro-arabe oblige.
Je m'expatrie de cette ‘’France’’ qui
trouve, de nos jours, commun la chronique ( Les mots pour le dire ) d’un
journaliste connu ( Stéphane Denis ) publiée dans un journal national ( Le
Figaro ) et qui -sous couvert de la défense de la liberté de la presse- défend
le quotidien dit de référence, Le
Monde, suite à sa condamnation -par la cour d’appel du tribunal de
Versailles- pour « diffamation raciale » envers le peuple juif
J’abandonne cette ‘’France’’ trop
silencieuse, à mon goût, lorsqu’un ancien joueur de tennis ( Yannick Noah )
chantant qu’il est « métis » demande, subliminalement, « qu’Israël calme sa
haine » ( sic ).
Je pars de cette ‘’France’’ qui se
congratule publiquement lors de chaque libération d’otage français en oubliant
systématiquement de condamner leurs geôliers inhumains, présentés par la plupart
des éditorialistes comme des « résistants »… uniquement, me semble t-il, à
l’installation de valeurs démocratiques qui sont très proches du mode de vie
occidental.
Je laisse cette ‘’France’’ qui ronge
l’autre France, celle de mon enfance, celle qui m’a vu grandir dans l’éducation
qui me rapproche, aujourd’hui ,des Israéliens.
Je m’éloigne de ma France, certes, le cœur
peiné mais cependant rempli d’un espoir que l’année 2007 ( voire plus tôt )
verra la fin de cette maladie et le début de la guérison qui me permettra de ne
point affirmer en être devenu définitivement orphelin.
En cette attente, je contribuerai
modestement et selon mes possibilités -mais avec enthousiasme- aux nécessités de
ma nouvelle patrie quel qu’elles soient, étant persuadé qu’elles s’inscriront
toujours dans un cadre légal et humaniste.
Tel est, à la différence de cette France
malade, la certitude que je tire de l’histoire -récente ou non-
d’Israël.
Victor PEREZ © http://victor-perez.blogspot.com