|
|

|
par Alain Laurent,
philosophe,
Bientôt une dizaine de milliers de voitures brûlées ; des
dizaines d’écoles, gymnases, commerces, de parkings incendiés et dévastés ; des
pavillons et des églises ravagés ; des quartiers entiers hors de tout contrôle ;
de multiples tirs à balles réelles sur les policiers ; et surtout de simples
citoyens lynchés à mort (Epinay), frappés à terre, transformés en torches
vivantes (la dame handicapée de Clichy s/bois), enfumés dans leurs habitations,
attaqués dans leurs bus ou leurs trains. Et ça dure depuis près de deux
semaines. Comment donc en douter désormais ? C’est Bagdad (le modèle inavoué).
Nous sommes en pleine guerre civile, en pleine insurrection, face à un
gigantesque attentat. Pourtant, le plus stupéfiant et accablant dans
l’affaire, c’est bien davantage la réaction des pouvoirs publics et des médias –
et aussi celle des gens confrontés aux exactions de ces hordes de sauvages
déchaînés. Du côté institutionnel règne un nouveau négationnisme, le refus de
voir et nommer la réalité, l’aveuglement volontaire. Il ne s’agit pas de «
jeunes », mais de brutes primitives avides de destruction, de terroristes d’un
genre inédit, de racistes, d’émules des jeunesses hitlériennes (l’antisémitisme
leur est commun) en proie à la haine de la civilisation occidentale – dont les
motivations n’ont guère à voir avec le chômage (bien d’autres sont sans travail,
y compris des personnes issues de l’immigration, et n’en deviennent pas pour
autant des sauvages !). Et, face à cela, que nous serine-t-on, Chirac le
premier ? « Appel au calme », « dialogue », « prévention », « déverser des
crédits », « tendre la main » – le tout naturellement sans le moindre
effet. Là où il faudrait proclamer l’état d’urgence (à défaut de « la patrie
en danger »), instaurer le couvre-feu, faire intervenir une armée entretenue à
grands frais et inutilement fourvoyée en Côte-d’Ivoire pour seconder une police
débordée et impuissante (sur ordre ?) et donc mettre ces apprentis-terroristes
hors d’état de nuire, on a la forfaiture totale de l’État, l’angélisme, la
lâcheté érigée en dogme « républicain ». Mais le pire, c’est peut-être qu’au
laissez-faire étatiste correspond le « se laisser faire » des gens exposés aux
violences. Au lieu de se défendre (certes, quand on le fait, on court le risque
d’être immédiatement emprisonné comme ça vient d’être le cas à Soissons : le
monde à l’envers !), ils se résignent, subissent passivement en silence, se
lamentent, voire se sentent coupables et « comprennent » leurs persécuteurs. On
en est en plein social-masochisme, dans ce que Ayn Rand nommait si justement «
the sanction of the victim » (le consentement des victimes) dans Atlas
Shrugged. Ils sont en plus prêts à
payer l’effarante double note qui leur sera présentée : réparation des saccages
et déversement d’argent public dans les quartiers (ce qui encouragera les
insurgés à recommencer !). Des décennies d’exposition au laxisme et à
l’État-providence ont transformés les citoyens français en un troupeau
d’esclaves. Le lavage médiatique permanent de cerveaux a généré des couilles
molles. Si tout cela n’est en rien une raison de sombrer dans le racisme
(c’est culturel et n’a aucun rapport avec de soi-disant « races » – et chacun
sait que bien des « issus de l’immigration » valent individuellement beaucoup
mieux que des « Français de souche » syndiqués cégétistes marseillais…), c’en
est cependant une pour déplorer que, du fait de l’État social, la France soit
définitivement devenue un « pays de merde » ! Source : http://www.les4verites.com/articles/Social%20Face+aux+barbares-813.html
Merci pour votre soutien, continuez à
parler de notre site autour de vous, inscrivez vos amis, familles et tout
ceux qui veulent participer à agrandir et promouvoir le site. DON'T
FORGET YOUR SUPPORT IS VERY IMPORTANT FOR US
|