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    LES NOUVEAUX REFUGIES DU 21e SIECLE


Animations Réfugiés

    Un rapport sur la situation sociale des expulsés présenté au Président Katsav
    Cinq mois après la réalisation du plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza, les expulsés du Goush Katif ont présenté dimanche au Président de l'Etat Moshé Katsav un rapport sur leur situation sociale.
    Selon ce rapport, 445 familles vivent encore dans des logements provisoires
    : hôtels, chambres d'internats et tentes. Suite aux multiples déménagements subis par les autres familles et la période importante durant laquelle leur meubles et autres affaires personnelles ont été entreposés dans des containers, une grande partie de leurs biens ont été endommagés. Une autre partie a été volée.
    Ceux qui ont réussi à garder intact leur mobilier ont dû faire face à de nombreuses difficultés lors de leur déménagement.50% des familles n'ont toujours pas reçu les indemnités qui leur revenaient de droit. La grande majorité des travailleurs indépendants et des agriculteurs n'ont également rien obtenu. La direction de l'organisme Sela, chargé de se préoccuper du transfert de ces sommes aux expulsés leur demande toutes sortes de documents très difficiles à obtenir, comme des factures de téléphone datant de 17 ans, les bulletins scolaires datant du cours préparatoire d'un jeune homme de 18 ans, alors que la grande partie de ces papiers se trouve dans les containers lorsqu'elle ne se trouve pas tout simplement sous les débris des maisons détruites.
    Par ailleurs, parmi les 2.100 personnes qui ont perdu leur travail suite au retrait, seules 220 ont trouvé un nouvel emploi. Parmi les 130 agriculteurs, 36 ont réussi à retourner sur le marché du travail.
    Au niveau social, les chiffres sont également très inquiétants : le système scolaire n'est pas apte à fournir un soutien psychologique aux enfants expulsés. Cette situation est particulièrement grave parmi les préadolescents. Cinquante adolescents ont arrêté leurs études et le reste a énormément de mal à se concentrer en classe. Le ministère de l'Education n'a obtenu aucun budget pour faire face à ce phénomène.
    Cinq mois ont passé, et il semble que les expulsés ont été oubliés... LD

    L’association MIGDAL, a toujours refusé de prendre position sur le dossier de la Itnatknout, celui de l’opération de désengagement ou de retrait de la Bande de Gaza, Pourquoi ?

    Car, dans le passé, notre association avait adhéré implicitement au soutien inconditionnel du gouvernement démocratiquement élu d’A. Sharon. Une adhésion candide, née de l’illusion rassurante d’une prochaine accalmie dans les combats et/ou d’une paix durable dans cette région.


La Bande de Gaza, est aujourd’hui à l’état critique d’une poudrière. Le taux de chômage avec plus d’un million de palestiniens est dans cette région supérieur a 60 %. Une région également contrôlée, par l’organisation du Hamas qui exporte inlassablement son terrorisme aveugle, en Israël et dans le monde.
Les images émouvantes ont été diffusées sur toutes les chaînes des télévisions du monde. 

     

Le self contrôle de l’armée israélienne au cours de l’évacuation de Gaza. L’insoutenable douleur des familles israéliennes devant quitter, manu militari, la terre de leurs ancêtres. Cette terre qu’ils avaient conquise sur le sable et les marais. Que d’amertume et de larmes dans ces regards, dans ces visages ? Certaines images nous laissaient sans voix. Nous étions comme impuissant par l’affliction et l’émotion qui enveloppait d’un voile noir, ce désengagement, ce retrait comme dit la langue de bois des journalistes.

L’image de cet enfant sortant du Ghetto de Varsovie, me revenait à l’esprit.
Ils sortaient de leurs maisons les bras en l’air, comme des repris de justice. Leurs regards d’enfants croisaient celui des soldats. Ils obéissaient aux ordres.  Des autobus emportaient en tous points du pays des familles entières. Pendant le transfert de ces populations, le Gush Katif semblait se vider de son sang juif, de son âme. Comme par le passé, c’étaient encore des familles juives que l’on déplaçait.

Ils emportaient avec eux, leurs synagogues en morceaux, la grande Ménorah à l’image de celle du temple, et dans des cercueils de bois, leurs morts exhumés des cimetières. Tout doit disparaître leur avait-on dit !
Ils erraient les yeux hagards, assommés de chaleur, suant sang et eau, leur ombre semblait collée au soleil. Qui pouvait croire qu’on les transférait pour répondre à la volonté d’exigence des grands de ce monde ? Au nom de la feuille de route, les victimes se retrouvaient toujours du même côté.

Le gouvernement israélien, englué dans ses propres contradictions d’un revirement à 180°, méritera toutes leurs félicitations pour son courage et le respect de ses engagements vers la paix. Une reconquête à la romaine s’est mise en marche comme en 70 après J.C.
Aucun journaliste n’aurait eu le courage de dénoncer la situation.

Écrire ou crier qu’il fallait mieux transférer les palestiniens en Jordanie, vers leur pays, d’origine au lieu de sacrifier 8000 familles installées sur la terre d’Israël. Ces familles avaient déjà joué une partition de musique semblable dans le Sinaï égyptien, mais l’écho de leurs notes avait laissé un avant goût amer. Et aujourd’hui tout est à recommencer, à reprendre à zéro. Il faudra reconstruire mais avec quelle motivation ?

Du Golan à La Mer Morte, l’association MIGDAL, durant son dernier voyage de solidarité a eu l’opportunité de rencontrer plusieurs familles, toutes issues de villages différents. Leur dernier domicile connu était aussi aléatoire qu’une partie de dés. D’hôtel en hôtel pour les plus chanceux. A la belle étoile, ou dans des tentes sans douche, sans hygiène et sans électricité pour les plus infortunés.

Voilà pourtant plus d’un an que ce retrait était pourtant annoncé et l’impression qui domine met en exergue un débordement général dans l’organisation des organisateurs du retrait. Un dernier bémol à la clé est apporté par les autorités israéliennes responsables de la logistique de ce désengagement et qui semblent éprouver quelques difficultés à faire face, sur le terrain, dans l’urgence et l’immédiateté de la situation…
Quel doit être leur véritable responsabilité face au salut de 7000 personnes en mal d’hébergement et de survivance ?

    Pour un pays capable de faire pousser, dans le désert, des villes entières en moins de six mois, avouons que cela fait un peu désordre.
    Depuis plus de vingt ans, la gauche de Pérès, les avait installé là, dans le Goush Katif. Les voilà aujourd’hui chassés d’une terre qui a vu grandir trois générations, et servis tous les gouvernements en place. Ces nouveaux réfugiés du XXIe Siècle doivent-ils subir la colère divine ou une punition de cette nouvelle politique ? D’après Charles Krauthamer les enjeux de ce retrait après Gaza, pourraient conduire à une extinction finale de l’indépendance juive et non pas seulement pour 2000 ans mais pour toujours. Et de conclure en s’interrogeant sur l’évacuation de Gaza qui sera, selon lui, le point de départ de la création d’un 22e état arabe construit pour commémorer la destruction de la 3éme et dernière grande communauté juive de l’histoire du monde…
    Ces villages du Gush, formaient un cordon sécuritaire avec les bases de Tsahal.
    Un terrain plus critique et mieux défendable qu’ailleurs. Ils vivaient là en symbiose avec ces soldats de Tsahal qu’ils accueillaient régulièrement chez eux pour les fêtes ou le Shabbat.
    Ce Jeudi 25 Août, à Tel Aviv c’est plus de 150 personnes issues du village de Neve Dekalim qui se sont retrouvés, comme des réfugiés, sur un terrain face à la Rakevet, gare principale. Une délégation de Migdal s’est rendue sur place. Ce spectacle hallucinant rappelait celui des réfugiés de l’Exodus. Nous étions retournés 60 ans en arrière ! A la différence près,  ce n’était plus les anglais qui parquait les juifs fuyant l’Europe et tentant de regagner la terre promise en Palestine, mais des Juifs pour d’autres juifs.
    Une cinquantaine de gamins déguenillés étaient assis à même le sol sous la direction d’une Ganenette improvisée. La chaleur était torride. Seuls quelques arbres dispensaient un peu d’ombre.
    Une personne nommée Boaz, était à la tête de cette organisation sociale et humanitaire. Téléphone, beeper, carnet et stylo en mains, elle faisait le décompte des besoins matériels et des dons financiers. Ces dons provenaient spontanément de généreux voisins ou de synagogues avoisinantes. Les gens apportaient des repas, des sandwichs, des boisons du pains. Certains préféraient donner un peu d’argent.  Un magnifique élan de solidarité prenait vie sous nos yeux embrumés de larmes et d’émotion. Une équipe de bénévoles hors pairs,
    Centralisait et répertoriait les dons et autres avantages en nature.
    Un groupe électrogène toussotait dans la nuit pour éclairer quelques pâles guirlandes de lumière. Pour Boaz devant cette situation politiquement incorrecte, la police tentera de déloger, ces « réfugiés au 21e siècle », par la force, dans quelques jours pour les diriger vers un endroit moins prestigieux que Tel Aviv.
    Mikhal et Yossi vivaient dans une magnifique villa de 250 m2 à Neve Dekalim. Elle, directrice d’un institut de beauté et lui aimait chanter et animer des soirées. Ils ont eu 6 enfants et 6 petits enfants. Tous habitaient à Neve Dekalim depuis 3 générations. Mikhal avec pudeur et fierté me fit la confidence de me dire qu’ ils vivaient depuis plus d’un mois sur leur réserve financière personnelle car plus personne ne pouvait travailler dans le Gush.
    A ce jour, ils n’ont reçu aucune aide gouvernementale, et leur avenir et celui de leurs enfants scolarisés deviennent problématiques.  Déçu, il pense que le gouvernement israélien à d’autres soucis que d’imaginer les conséquences psychologiques irréversibles de cette situation, héritée par ces enfants.

     

    Qui peut humainement accepter de voir ses frères juifs réduits à l’état SDF.
    Zoner d’un quartier à l’autre, d’un camp à l’autre en attendant de bénéficier de l’aide sociale ?
    L’association MIGDAL, sensibilisée sur le sort de ces nouveaux réfugiés du 21e siècle, se lance une nouvelle campagne d’urgence en faveur de nos frères israéliens dans le besoin :

  • Je refuse de voir mes frères juifs jeté d’un endroit à l’autre comme de simples SDF
  • Je refuse de les oublier à leur pauvre sort.
  • Nous lançons une campagne d’urgence.
  • Les nouveaux réfugiés du 21e siècle
  • Les besoins pressants sont à ce jour
  • 2 groupes électrogènes                                                  30 000 SH
    Prise en charge des enfants et jeunes

    (spectacle, accompagnement, aide psychologique .. )   25 000 SH

    Vêtements  de rechange                                               20 000 SH

                                       TOTAL                                    75 000 SH

                                                                    Soit environ  15 000 €  

    C’est sans aucun doute le prix à payer pour rendre la dignité à nos frères israéliens démunis par le déracinement de leur lieu de vie.
    N’ont-ils pas risqué leur vie pour la sécurité du peuple d’Israël, du peuple juif et chacun d’entre nous ?
    Qu’ Akadoche barouhou fasse que cette tragédie ne soit plus qu’un lointain souvenir et l’amour du peuple juif renaîtra à nouveau dans la joie de la Mitzva. Chacun pourra aider à la hauteur de ses possibilités.

                         David Bittan
                       (Assisté par Joseph Hattab)

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    MIGDAL Association
    « Action Réfugiés du Koush »
    38 rue Servan - 75011 Paris.
    Reçu cerfa en retour.

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